Chiffre historiquement bas pour les feux de forêt cet été
Sur l’ensemble du territoire, au 4 septembre, environ 2 000 ha en tout et pour tout ont été touchés. Un chiffre à comparer aux 73 300 ha détruits l’année de la canicule, en 2003.
Reste à savoir si ces bons chiffres sont circonstanciels ou dénotent un changement de fond. Selon l’expert interrogé par l’AFP, ce sont surtout la « bonne pluviométrie du mois de juin » et l’absence de vent en juillet qui ont joué. Mais pour Philippe Michaut, d’autres éléments entrent en ligne de compte. La généralisation des téléphones portables, par exemple, qui permet de signaler presque instantanément tout départ de feu. Et, à plus long terme, les nouvelles stratégies anti-incendie, notamment la politique consistant à anticiper les feux, en mobilisant par avance des pompiers là où les risques sont les plus forts, au lieu de les déployer sur zone une fois que l’incendie est déclaré.
Reste que paradoxalement, les conditions météo de cet été ne permettent pas réellement de savoir si les nouvelles stratégies – et en particulier la généralisation des PPRIF, les Plans de prévention des risques d’incendie de forêt – sont ou non efficaces. Il n’y a eu cet été que 400 départs de feux en deux mois dans la zone Méditerranée en France – à comparer aux 400 départs de feu… mais par jour, constatés cet été au Portugal. Personne ne peut évidemment le souhaiter, mais seules des conditions aussi tendues permettront de juger réellement de la stratégie nationale contre les incendies de forêt, reconnaissent les experts.

