Par ailleurs, la formation spécialisée n° 2 du CSFPT, élargie à trois autres formations, s’est déroulée, hier, en présence de trois syndicats (CFDT, UNSA et FA FPT) sur six et des employeurs territoriaux venus en nombre. Elle remplace celle du 21 février à laquelle les membres du CSFPT avaient unanimement refusé de participer. Concernant les six articles impactant directement la fonction publique territoriale (articles 1, 8,17, 18, 30 et 33), 35 amendements, dont cinq émanant des employeurs territoriaux, ont ainsi été déposés. La FA-FPT a, quant à elle, déposé un amendement unique visant « à obtenir le retrait du texte et l’ouverture de négociations dans le cadre d’un dialogue social respectueux de l’ensemble des organisations syndicales ».
En outre, de nombreux autres amendements concernant les dispositions relatives aux trois versants de la fonction publique doivent être déposés dès aujourd’hui par les syndicats et les employeurs publics. Réuni hier, le Conseil national d’évaluation des normes (Cnen) a, pour sa part, rendu un avis favorable sur le projet de loi fonction publique.
Satisfaits du report des délais d’amendement, les employeurs territoriaux « continuent de discuter sur leurs demandes, des demandes raisonnables », selon Philippe Laurent, président du CSFPT. « Le projet de loi de transformation de la fonction publique n’est pas contre le statut, affirme-t-il. Il introduit encore un peu plus de souplesse. Il faut faire confiance aux employeurs et aux organisations syndicales et améliorer le management dans les collectivités, qui représente une part importante de la responsabilité des employeurs. »
Les syndicats ont prévu de se revoir dès le 13 mars et un mot d’ordre de grève interprofessionnelle a d’ores et déjà été lancé pour le 19 mars.

