FPT : des arrêts plus courts mais plus nombreux
En isolant chacun de ces arrêts, il ressort que ce sont les arrêts pour maladie ordinaire qui sont le premier facteur d’absence pour raisons de santé (48% du taux d’absentéisme). Ces arrêts ont connu une « augmentation significative, de plus de 11%, après s’être infléchis en 2012 et 2013 ». L’instauration - puis la suppression - d’une journée de carence explique sans doute ces variations. Mais ce n’est pas le seul. Il existe des facteurs conjoncturels et d’autres structurels, comme la pyramide des âges vieillissante de la territoriale. Il se confirme que l’âge joue de façon importante sur la durée des arrêts.
Autre nuance : si l’an dernier, « les agents ont été plus nombreux à s’arrêter en maladie ordinaire », et se sont arrêtés « plus souvent », ils se sont aussi arrêtés « moins longtemps qu’en 2012 et 2013 ». Globalement, le nombre de jours d’arrêt par agent pour maladie ordinaire ne bondit donc pas : il était l’an dernier à 24 jours par an (contre 22 jours en 2009).
Cela n’en provoque pas moins des perturbations au sein des collectivités. La note Sofaxis avance ainsi que « si les absences pour maladie ordinaire sont moins longues, elles font peser un risque pour la collectivité confrontée à des arrêts fréquents de courte durée qui sont par nature non prévisibles et répétitifs ». Des risques aussi financiers que Sofaxis estime à 873 euros s’agissant du coût moyen d’une absence pour maladie ordinaire, soit près de la moitié du coût moyen des absences par agent employé en 2014, toutes natures d’arrêt confondues.
En publiant ces chiffres, Sofaxis rappelle que « l’une des réponses à cet enjeu (de l’absentéisme) réside dans la mise en œuvre d’actions de prévention des absences, de suivi des arrêts et de démarche de reprise du travail au plus tôt ». Pierre Souchon, directeur du département Ingénierie Services du groupe estime que « la compréhension des phénomènes d’absence doit permettre aux collectivités de guider les initiatives en matière de risques professionnels au profit des agents, et de leur santé au travail ».
Cette recommandation prend tout son sens lorsque l’on se penche sur une autre cause d’arrêt : l’accident du travail. C’est là où l’augmentation est la plus importante (+ 35 % en 5 ans). Ce n’est pas tant que les accidents sont forcément plus nombreux, relativise Sofaxis, mais en revanche « leur durée moyenne est chaque année un peu plus longue ». A l’opposé, « on relève de moins en moins de congés maternité », ce qui s’expliquerait, là encore par l’augmentation de l’âge moyen des agents territoriaux (46 ans en 2013, source CNRACL).
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