Nouvelle polémique sur le gaz de schiste
La mise en route de ce rapport – qui devrait être rendu à l’automne – apparaît comme une volonté du Parlement de ne pas abandonner définitivement la solution gaz de schiste, dont le sous-sol de certaines régions françaises est riche. « Nous voulons voir si nous pouvons utiliser des ressources de gaz ou de pétrole de schiste en France, si elles existent, mais pour cela il faut que la recherche se poursuive et que nous ayons des techniques qui permettent de fouiller le sous-sol de façon acceptable", a expliqué à ainsi l'AFP Jean-Claude Lenoir.
Cette annonce a provoqué la colère des organisations de défense de l’environnement, Greenpeace parlant même d’un « bras d’honneur » au processus de lutte contre le dérèglement climatique. Les opposants estiment en effet que, au-delà des techniques d’extraction, l’utilisation du gaz de schiste est en totale contradiction avec la démarche de transition énergétique prônée par le gouvernement. Le gaz de schiste est en effet une énergie fossile, c’est-à-dire non renouvelable, et elle est fortement émettrice de gaz à effet de serre.
La ministre de l’Écologie et de l’Énergie, Delphine Batho, s’est voulue rassurante hier, en clôturant à Grenoble les 14e Assises de l’énergie. Elle a confirmé son opposition à l’exploitation des gaz de schiste, déclarant notamment que « l'enjeu de la transition énergétique n'est pas d'aller chercher de nouveaux hydrocarbures ».
Une position qui n’est pas forcément partagée par tous au sein du gouvernement, certains ministres estimant que l’exploitation de cette ressource est un important enjeu du point de vue de la compétitivité du pays.

