Le décret paru ce matin détermine notamment les règles d'organisation et de fonctionnement de « l'association gestionnaire du fonds national d'expérimentation territoriale contre le chômage de longue durée ». C'est elle qui va sélectionner les territoires retenus (que la ministre du Travail devra entériner) et qui, ensuite, se chargera du versement des aides aux entreprises participant à l'expérimentation.
Cette expérimentation repose au départ sur une idée de l'association ATD Quart Monde. Elle a réussi à convaincre et fédérer cinq territoires, ruraux et urbains, qui depuis deux ans pour certains, préparent cette expérimentation. Comme en Ile-et-Vilaine, du côté de Pipriac, une centaine de chômeurs longue durée pourraient ainsi décrocher un emploi parmi la centaine de créations d'emplois repérée, tous répondant à des besoins locaux ou sociaux non couverts, sur un champ non concurrentiel.
A mesure que ce projet a été connu, médiatisé et surtout reconnu par l'adoption de la proposition de loi du député Laurent Grandguillaume, le nombre de territoires intéressés n'a cessé d'augmenter. Une soixantaine, selon l'association ATD Quart Monde. Chacun des territoires candidats va donc bientôt pouvoir envoyer son dossier au Fonds national d'expérimentation contre le chômage de longue durée. Il est fort probable que celui ci privilégiera au moins les cinq territoires qui depuis deux ans ont mobilisé chômeurs, élus, acteurs locaux autour du projet.
La semaine dernière, Louis Gallois, président de la Fnars, a été élu président de l'association gestionnaire du fonds d'expérimentation territoriale contre le chômage de longue durée et Michel Virville, conseiller-maître de la cour des comptes, élu vice-président.

