Rythmes scolaires : les maires ruraux demandent du temps et des moyens
L’AMRF demande donc au gouvernement de revoir sa méthode, de dissiper le « flou » laissé par les informations ministérielles, et surtout de laisser du temps aux collectivités : « Il est impossible pour beaucoup (…), dans un délai aussi court, de formaliser un projet éducatif territorial de qualité, concerté et réfléchi ». L’AMRF demande enfin « des moyens », estimant que les décisions du gouvernement en la matière ne sont pour l’instant « ni justes, ni suffisantes ». « Est-il suffisant, écrit l’association, qu’une commune rurale DSR cible ne bénéficie que de 40 euros de majoration par élève (…) alors que les dépenses engagées seront nettement supérieures ? » L’AMRF demande donc que la part forfaitaire de 50 euros par élève soit pérennisée, que la part majorée devienne « un concours financier permanent finançant de manière pérenne le transfert de charges », et qu’il soit « élargi à l’ensemble des communes de moins de 3500 habitants au lieu de se limiter aux communes DSR cibles ».
Au sujet du fonds de 250 millions d’euros censé permettre de financer ces aides, l’Association des maires de France note, quant à elle, qu’il n’est toujours pas créé, et se demande comment les élus pourraient prendre une décision dans ces conditions – l’échéance du 31 mars se rapprochant à grand pas – sans un minimum de « visibilité ». Rappelons que l’AMF demande également la pérennisation du fonds d’aide, et qu’elle est fermement opposée à ce qu’il soit abondé par un redéploiement des financements de la caisse nationale des allocations familiales – ce qui, d’après elle, impacterait les aides versées actuellement aux communes.

