Le dossier de presse diffusé hier par le ministère de l’Éducation nationale précise que 12 académies sur 30 ont atteint l'objectif de 30% d'enfants de moins de trois ans scolarisés dans les réseaux d'éducation prioritaire. Pour augmenter le nombre d'enfants inscrits, les directeurs académiques des services de l’Education nationale « communiqueront cette année encore aux directeurs de la Caisse d’allocations familiales l’estimation du nombre de places disponibles pour la scolarisation des très jeunes enfants à la rentrée 2017 dans les secteurs prioritairement visés par cette politique ». Cette démarche avait été expérimentée pour la première fois à la rentrée 2016/2017.
Concernant les territoires plutôt ruraux et de montagne, la circulaire revient sur les conventions ruralité. Sans plus de détail si ce n'est le rappel que ce soutien a été renforcé par la loi Montagne adoptée en décembre 2016. Le dossier de presse avance lui le nombre de 40 conventions signées d'ici à septembre 2017. Ce qui témoigne plutôt d'un plafonnement, puisque fin 2016, le ministère évoquait 25 conventions déjà signées et une trentaine en voie de l'être.
Un dernier point intéressera particulièrement les communes, celui de la sécurité des écoles face à la menace terroriste. Pas de nouvelles mesures annoncées, mais la réaffirmation des actions à mettre en œuvre au regard de l'instruction interministérielle du 29 juillet 2016 et le souci que soient « associés systématiquement les représentants des services placés sous la responsabilité du ministère de l'Intérieur et des préfets, ainsi que les élus des différents niveaux de collectivités concernées ». Un exercice « attentat intrusion » devra avoir lieu dans chaque école avant les vacances de la Toussaint. Le dossier de presse précise lui que « 30 millions d’euros (sur les 50 millions débloqués en 2016-2017 pour les travaux de sécurisation des bâtiments) ont d’ores et déjà été notifiés par les préfectures au 1er mars 2017 et permettent d’accompagner les collectivités. Ils ont été attribués à 92 % pour des écoles primaires et permettent de réaliser les travaux les plus urgents ».

