Réforme territoriale : l'AMF réclame une « loi-cadre cohérente »
Cela fait plus d’un an en effet que se multiplient les hésitations du gouvernement dans le domaine de la décentralisation – un projet de loi, devenu ensuite trois projets de loi distincts, dont un est adopté et les deux autres sont mort-nés, si l’on en croit les dernières annonces du gouvernement (lire ci-dessous). L’AMF demande donc une clarification des intentions de l’exécutif, au moment où, « au lendemain des élections municipales », les maires vont avoir besoin « de lisibilité pour concevoir, élaborer et mener à bien » leurs projets.
L’un des principaux reproches de l’AMF aux projets de loi décentralisation a été leur manque d’étude d’impact du point de vue financier. L’association demande donc avec insistance que les impacts financiers du nouveau texte soient, cette fois, évalués, surtout « au moment où plusieurs réformes fiscales sont annoncées, dans un contexte de baisse préoccupante des dotations. »
L’AMF souhaite en finir avec les textes fleuves : elle demande « un texte court et clair quant aux objectifs, tenant compte des projets de loi en cours de finalisation », Alur et politique de la ville notamment. Elle souhaite une « loi-cadre », qui soit « concentrée sur l’essentiel pour donner plus de cohérence au débat ». L’AMF réitère sa demande de création « d’une instance d’échanges et de concertation entre l’État et les collectivités locales sur l’ensemble des politiques nationales et européennes ayant un impact sur elles » – c’est-à-dire le retour du Haut conseil des territoires (HCT) supprimé fin décembre du projet de loi Mapam par la commission mixte paritaire, à la demande insistante du Sénat.
L’association espère également que la remise à plat de ces textes sera l’occasion, pour le gouvernement, de prendre « enfin » en compte « les propositions constructives et responsables » de l’AMF.

