Métropole marseillaise : Marylise Lebranchu invite les élus au dialogue
Après avoir souligné qu'il y avait un large consensus sur le « diagnostic » pour « régler les problèmes de transport, de logement, de rénovation urbaine, de développement économique », la ministre s'est voulue particulièrement rassurante en insistant sur le nombre « limité » de compétences partagées au sein de cette nouvelle entité territoriale, affirmant que « le maire resterait maître chez lui ».
Alors que la ministre essayait de rassurer les maires de tous bords qui s’opposent au projet d’une métropole marseillaise regroupant neuf intercommunalités, un document préfigurant les grandes lignes du futur projet de loi sur la décentralisation était rendu public par plusieurs sites d’information. Daté du 27 novembre, ce document faisait notamment état de la création par la loi de trois « eurométropoles » aux compétences élargies dans les agglomérations de Lille, Lyon et Marseille. Le texte envisageait aussi la création de communautés métropolitaines, mais en le réservant aux agglomérations de plus de 400 000 habitants.
Qualifiant aussitôt le texte de l’avant projet de loi de décentralisation et de réforme de l’action publique rendu public de « document de travail », appelé à subir « beaucoup de modifications », Marylise Lebranchu a précisé que « le mot d'eurométropole ne sera pas repris car c'est une appellation contrôlée de l'Union européenne », qui suppose au moins le rapprochement de villes appartenant à deux pays différents. De même, mettre à la fois dans ce régime juridique Lille, Lyon, Marseille n'est « pas encore arbitré », a-t-elle ajouté dans une déclaration à l’AFP. En revanche, selon la ministre sera reconnue dans la loi « une fonction métropolitaine qui pourra contractualiser avec l'Etat en matière d'universités ou de transports ».

