Le président de l'Assemblée des districts et communautés de France (ADCF) et maire de Rodez (Aveyron) Marc Censi dénonce les "terribles réactions jacobines et réactionnaires" qui se manifestent face à la volonté de décentralisation de Jean-Pierre Raffarin.
Dans un entretien accordé à l'AFP, à loccasion de la 13e convention nationale de l'ADCF qui se tient à compter daujourdhui et jusquà vendredi à Grenoble, le président fondateur de l'ADCF estime que "la décentralisation est un sujet difficile, la volonté d'ouvrir le débat est tout à l'honneur du Premier ministre".
"N'oublions pas que Gaston Defferre en 1982 avait réussi son coup par surprise", rappelle Marc Censi en ajoutant : "On assiste aujourd'hui à de terribles résistances jacobines et réactionnaires. Jean-Pierre Raffarin a ouvert la boîte de Pandore".
"Je suis assez d'accord avec une phrase récente du président Chirac qui disait que la décentralisation ne réussira que si elle intéresse le peuple ; or, en ce moment, la décentralisation dont on parle n'intéresse pas les gens", précise le président de la communauté d'agglomération du Grand Rodez.
Evoquant l'articulation entre les différentes collectivités territoriales et le sort à venir des "pays" créés par la loi Voynet, Marc Censi redoute que "les dérives de ce débat qui s'enlise ne finissent par compromettre les pays, qui sont d'excellentes initiatives".

