« Les habitants des communes nouvelles apprécient très modérément les contraintes de ce changement de plaques d’immatriculation et son coût, qui sont parfois considérés comme la première conséquence de la création de la commune nouvelle », alertait fin février le président de l’AMF, François Baroin, dans un courrier adressé au ministre de l’Intérieur, Bernard Cazeneuve. « Les élus qui réfléchissent actuellement à un projet de commune nouvelle voient peu à peu leur projet remis en cause, notamment en raison des coûts annexes à la charge des habitants », ajoutait François Baroin.
Un appel reçu cinq sur cinq par Bernard Cazeneuve qui a adressé le mois dernier une instruction aux préfets leur indiquant la marche à suivre. Rédigée par le délégué interministériel à la sécurité routière, cette instruction fait état de la garantie apportée par la Poste de distribuer le courrier libellé à l’ancienne adresse. « Compte-tenu de cette garantie apportée, une dérogation est accordée à titre exceptionnel quant à l’actualisation des données liées au domicile en cas de fusion de communes », écrit Emmanuel Barbe, le délégué interministériel à la sécurité routière. Autrement dit, la création de la commune nouvelle n’engendre pas un changement d’adresse mais seulement un complément d’adresse, ce qui évite de changer dès à présent les anciennes plaques d’immatriculation dans la perspective d’une harmonisation en 2020.

