Les réalisations et les initiatives pour y faire face existent et même si « la seule mesure intelligente serait de se retirer du trait de côte », les collectivités du littoral ont à jouer « un rôle essentiel pour que le probable ne se produise pas », a souligné, lors d’une introduction très appréciée de ces journées d’études, le professeur Gilles Bœuf, biologiste nommé en juillet dernier conseiller scientifique auprès de Ségolène Royal.
Si tous les intervenants ont souligné les enjeux environnementaux et économiques du réchauffement climatique pour les territoires et les populations, certains élus ont aussi rappelé la difficulté de mener cette « bataille » dans un contexte de baisse des dotations et de « sédimentation » des règlementations. « Le problème érosif le plus corrosif, c’est l’Etat et endiguer ses déferlantes devient très compliqué », a lancé Gil Bernardi, vice-président de l’ANEL et président du Syndicat des communes du littoral varois. Noël Faucher, président de la communauté de communes de Noirmoutier (Vendée) et membre du comité directeur de l’AMF, a de son côté affirmé à Maire Info que les documents de planification comme les plans de prévention des risques littoraux « sont décidés pour l’ensemble du territoire et sont difficiles à adapter alors que le changement climatique nécessite, en fonction des observations, d’adapter nos réponses le plus rapidement possible. »
Coïncidence du calendrier, ces plans de prévention ont fait hier l’objet d’une instruction pressante de Ségolène Royal pour en accélérer l’approbation (lire article ci-dessus).
Ces questions seront certainement aussi abordées lors du prochain Congrès de l’AMF, les maires étant invités à « s’engager solennellement en faveur du climat » lors de la séance de clôture le 19 novembre prochain.

