Le président de l’AMF a fait valoir que les effectif du bloc local sont stables depuis 2009 et que l’accroissement du nombre d’agents résulte le plus souvent de facteurs «exogènes» (vieillissement de la population, nouvelles normes en matière de restauration scolaire, demande sociale liée au chômage, etc.).
Réagissant à l’annonce du président de la République d'accroître de 30% les coefficients d'occupation des sols, il a déclaré que «sur le fond, nous sommes favorables aux mesures qui apportent de la souplesse, de la liberté. Mais le problème, c'est qu'une telle majoration de 30% ne peut s'imposer de façon unilatérale et impersonnelle». Et il a précisé que «notre crainte, c'est que la portée de la mesure, ce soit finalement d'aider les particuliers qui veulent agrandir leur maison.» Or, «si votre voisin construit une véranda, ce n'est pas ça qui va améliorer l'offre de logement».
En ce qui concerne les difficultés du financement des investissements par l’emprunt, il demande que la Caisse des dépôts ouvre rapidement une nouvelle enveloppe de crédits dédiés aux collectivités locales. En effets, toutes les estimations prévoient une impasse de 8 milliards d'euros cette année dans les demandes de crédits, en raison de la raréfaction de l'offre bancaire. L'AMF a recommandé aux élus de bien s'assurer de l'attribution d'un crédit avant de l'inscrire à leur budget, pour éviter tout risque d'insincérité des budgets.
En ce qui concerne la création de l’Agence de financement des investissements, c’est le 15 février que l’Etat doit rendre le rapport sur sa faisabilité. Néanmoins, il a indiqué que l'AMF a l'intention d'inscrire la question de sa création à l'ordre du jour de la réunion qu'a annoncée Nicolas Sarkozy avec les collectivités territoriales ce mois-ci.

