Le Premier ministre annonce une série de mesures pour l'agriculture
Le gouvernement a aussi annoncé qu’il déposerait un recours auprès de la Cour européenne afin d’obtenir la restitution des aides européennes.
Jean-Marc Ayrault a également évoqué hier le sujet de la future Politique agricole commune (PAC) 2014-2020. « Une grande marge de manoeuvre est laissée aux États membres pour mettre en oeuvre la PAC. Nous l'utiliserons au maximum au bénéfice de l'élevage et de l'emploi », a déclaré le Premier ministre. « Je vous réaffirme que les décisions seront prises - notamment en matière de convergence et de couplage des aides - à l'aune de leur soutenabilité par les différents types et systèmes de production, en particulier par le secteur de l'élevage laitier », a-t-il ajouté.
Par ailleurs, Jean-Marc Ayrault a détaillé les trois mesures phare du projet de loi d'avenir de l'agriculture, très attendu dans le monde agricole. Sur l'installation des jeunes agriculteurs, la loi veillera à renforcer « les possibilités d'installation progressive » et encouragera la transmission des exploitations « en s'inspirant du contrat de génération ». « La consommation du foncier agricole sera limitée par des dispositions complémentaires à celles du projet de loi logement et urbanisme » et, enfin, « l'enseignement, le développement et la recherche » seront mobilisés en faveur du développement de pratiques agroécologiques.
La veille, le ministère de l’Agriculture avait annoncé que les agriculteurs français allaient recevoir, de façon anticipée, quelque 3,55 milliards d’aides directes de la PAC dès la mi-octobre au lieu de début décembre. « Ce versement anticipé se justifie par des conditions climatiques très défavorables ainsi que par un contexte économique difficile, en particulier pour les éleveurs confrontés à une forte augmentation des charges de l’alimentation animale », a précisé le ministère.

