Maire-info
Le quotidien d’information des élus locaux
Édition du mercredi 22 mai 2013
Transports

200 élus locaux réunis pour défendre la ligne Paris-Orléans-Limoges-Toulouse

La première assemblée des territoires du POLT (ligne Paris Orléans Limoges Toulouse) s’est tenue samedi à Châteauroux, sous l’égide du conseil général de l’Indre. Cette assemblée a réuni 200 élus locaux des territoires concernés par cet axe ferroviaire qui dessert notamment Vierzon, Issoudun, Brive, Souillac, Cahors et Montauban, et deux représentants de RFF et de la SNCF pour leur répondre. Les organisateurs ont en revanche regretté l’absence de l’État.
L’enjeu de cette rencontre était «
de démontrer le consensus des élus des départements de la ligne POLT » et de « faire pression sur l’État » qui doit prochainement rendre ses arbitrages sur le Schéma national des infrastructures de transport (SNIT). Les élus concernés demandent la modernisation de la ligne POLT et son raccordement à la future LGV Paris Orléans Clermont-Ferrand Lyon (dite POCL). Ils protestent contre un projet du gouvernement, pour l’instant non confirmé, de construire une nouvelle ligne à grande vitesse Poitiers-Limoges. Ce projet, qualifié « d’absurde » par les élus concernés, « condamnerait automatiquement la ligne historique au profit d’une nouvelle ligne structurellement non rentable ». Ils s’opposent donc à « tout transfert d’une partie des fréquences du POLT au profit du projet de barreau Poitiers-Limoges ».
L’assemblée a également « exigé » le maintien de 11 fréquences quotidiennes sur le POLT, « la préservation des arrêts dans toutes les gares intermédiaires », et l’amélioration de la qualité de service sur la ligne, via le remplacement des anciennes rames Teoz par des rames TGV.
La dégradation de la ligne POLT, qui concerne 5 millions d’habitants et traverse six carrefours ferroviaires majeurs, « se répercuterait très largement sur l’ensemble du territoire », estiment les élus. Le raccordement à la future ligne POCL représente donc « un enjeu national », selon ces élus qui défendent l’idée que ces deux lignes « ont un avenir commun » et constitueraient « deux axes majeurs de développement économique et touristique du réseau national ».
La commission Mobilité 21, chargée par le gouvernement de « hiérarchiser » les choix du SNIT et présidée par le député-maire de Caen, Philippe Duron, devrait rendre ses arbitrages avant l’été.

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