Édition du mardi 19 novembre 2013


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Victorin Lurel : « L'Etat tient et tiendra ses engagements financiers »

Maire-Info Le ministre des Outre-mer, Victorin Lurel, a affirmé hier que « l’Etat tient et tiendra ses engagements », et que le gouvernement maintenait le cap du « retour de l'Etat dans les Outre-mer, et retour des Outre-mer au coeur de la République », lors de la journée des maires d’Outre-mer qui ouvrait le 96e Congrès des maires de France, hier à l’Hôtel de ville de Paris.
« Je ne peux pas laisser dire ici que l'Etat se désengage », a déclaré Victorin Lurel, qui a rappelé qu'il avait été élu local et n'avait « rien oublié » des problèmes qu'il avait connus alors. « Le gouvernement a activé tous les leviers de l'Etat pour changer de politique et rattraper les retards de développement », a ajouté l’ancien maire de Vieux-Habitants (Guadeloupe).
Pour justifier de son action, et répondant aux critiques de l'opposition et des milieux patronaux, Victorin Lurel a rappelé que dans une période contrainte d'un point de vue budgétaire, le gouvernement avait réussi à augmenter de 5% les dotations aux Outre-mer en 2013, et encore « de 20 millions l'an prochain ». Sur la lutte contre la vie chère, la politique menée a « montré son efficacité », a martelé le ministre, qui a néanmoins appelé les élus à ne pas tout attendre d'en haut : « C'est vous qui ferez bouger les choses, c'est une affaire collective ! »
Victorin Lurel s'est félicité que sur plusieurs aspects, les Outre-mer occupent « une place centrale dans la politique du gouvernement » : sur les emplois d'avenir par exemple, ces territoires bénéficient de 10 % de l'enveloppe nationale, « soit bien plus que leur poids démographique ». Le ministre a rappelé « l'action spécifique » pour « redresser la situation financière » de collectivités telles que Mayotte, Saint-Martin ou la Polynésie.
Pour lui, l'Etat doit être déterminé à jouer son rôle, y compris lorsqu'il s'agit de lutter contre les marges « inadmissibles » de certains entrepreneurs dans le secteur du carburant. Il s'est également félicité du bon accueil reçu à Bruxelles sur la demande français de pérenniser l'octroi de mer au-delà du 1er juillet 2014, estimant que « pas grand-monde n'aurait espéré, il y a un an, une réforme aussi favorable aux Outre-mer ».
Mais le ministre a rappelé qu'il avait souhaité que les élus « réfléchissent » sur l'avenir des dispositifs de fiscalité, notamment sur la fiscalisation des services, estimant que « personne ne veut » que les Antilles deviennent un nouveau paradis fiscal dans les Caraïbes qui en comptent déjà 17. « L'Etat tient et tiendra ses engagements », a conclu le ministre, et chaque euro public sera « optimisé et priorisé ». Car « la justice, c'est que chacun participe à l'effort commun ».
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