Édition du mardi 23 avril 2013


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Polynésie : le retour de Gaston Flosse

L’ancien président de la Polynésie française, Gaston Flosse a largement remporté le premier tour des élections territoriales polynésiennes avec 40,16 % des voix. Il devance donc largement son adversaire historique, le président sortant Oscar Temaru (24,09 % des voix). Teva Rohfritsch (19,92 % des voix) est également qualifié pour le second tour qui se déroulera le 5 mai prochain.
Cette élection doit permettre d'élire 57 représentants à l'Assemblée de la Polynésie française, qui éliront eux-mêmes le président de cette collectivité d’outre-mer (COM) à la très large autonomie.
A 81 ans, Gaston Flosse semble en passe de réussir son pari : passer pour un gage de renouveau, comme l'illustre son slogan de campagne, «
la foi de reconstruire ensemble ». La victoire de son parti, le Tahoeraa Huiraatira, est aussi une défaite de l'UPLD (Union pour la démocratie) d'Oscar Temaru. Le président sortant, 68 ans, paye la grave crise économique dans laquelle s'est enfoncé le pays : le taux de chômage est estimé entre 20 et 30%, en l'absence d'assurance chômage, et environ 20% de la population vit sous le seuil de pauvreté.
Quant à Gaston Flosse, ses condamnations récentes en janvier et février dans des affaires de corruption et d'emplois fictifs n'ont à l’évidence pas pesé sur ces élections. Mais le cours de la justice pourrait créer une situation inédite, s'il devait être élu président. La Cour de cassation doit se prononcer, sans doute à la fin de l'année ou début 2014, sur une de ses condamnations qui pourrait le rendre inéligible. Dans ce cas, Gaston Flosse a déjà annoncé que son dauphin et ex-gendre Edouard Fritch prendrait sa suite.
La liste qui arrivera en tête au second tour disposera d'une forte prime majoritaire, réintroduite dans la loi de juin 2011, afin d'assurer une stabilité politique dans cette collectivité minée par les changements de gouvernements. Depuis 2004, 13 gouvernement se sont succédé, tous présidés par Oscar Temaru, Gaston Flosse ou Gaston Tong Sang (ex-proche de Flosse).
Rappelons que les COM sont dotées d’un statut fixé par la loi organique qui tient compte des intérêts propres de chacune d’elles au sein de la République (art. 74 de la Constitution). Leur statut juridique les éloigne du droit commun, mais les raisons et les modalités de ce statut sont différentes d’une COM à l’autre, ce qui rend difficile de les considérer comme une catégorie homogène.
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