Maire-info
Le quotidien d’information des élus locaux
Édition du vendredi 30 janvier 2004
Sécurité

Policier-référent dans un collège : nouvelles négociations avec enseignants, parents et élus à Villeneuve-la-Garenne

De nouvelles négociations vont s'ouvrir au collège Edouard Manet de Villeneuve-la-Garenne (Hauts-de-Seine) entre la communauté éducative, les parents et les élus, pour redéfinir les besoins de sécurité du collège, a-t-on indiqué jeudi de sources concordantes. Les discussions devraient durer un mois, ont précisé l'inspection académique et la préfecture jeudi matin. L'arrivée d'un policier-référent dans l'établissement scolaire, programmée initialement pour début février, a déclenché une fronde chez les enseignants qui ont obtenu le report de la décision à la suite d'une entrevue mercredi soir au ministère de l'Intérieur entre le ministre Nicolas Sarkozy et des enseignants opposés au projet. Une nouvelle convention va être mise en discussion avec tous les partenaires en vue d'établir un autre protocole. Le précédent, issu d'une proposition du ministre de l'Intérieur, avait été adopté vendredi dernier par le conseil d'administration du collège malgré le refus quasi-unanime des enseignants. Il avait aussi soulevé un tollé des syndicats d'enseignants de second degré, de l'association de parents d'élèves FCPE et de syndicats de policiers. A leur sortie du ministère de l'Intérieur mercredi soir, les professeurs ont salué la "volonté d'ouverture et de dialogue" de Nicolas Sarkozy. Selon l'un d'entre eux, Jocelyn Royé, la proposition d'une présence à plein temps dans les locaux était "disproportionnée" par rapport aux problèmes rencontrés. "La collaboration qui existe déja avec les fonctionnaires de police peut s'amplifier, mais en aucun cas il ne faut créer un nouveau statut de policier à plein temps dans le collège", a-t-il dit à la sortie. Selon lui, ce projet "était difficilement concevable ou méritait un large débat d'opinion parce que c'est un problème qui dépasse ceux que l'on rencontre au collège Edouard Manet". Ce projet fait suite au jet d'une bouteille d'acide qui avait explosé le 9 janvier dans la cour du collège sans faire de blessés. Les enseignants avaient évoqué un droit de retrait qui leur avait été refusé et avaient demandé à être reçus par le recteur ou leur ministre. Seul Nicolas Sarkozy, ancien élu du département, les a reçus pour leur faire cette proposition. L'auteur du jet de la bouteille, âgé de 16 ans, a été identifié deux jours après les faits. Il a expliqué aux policiers qu'il avait fait cela "pour embêter les professeurs". Il a été exclu définitivement du collège en début de semaine.

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