Édition du mardi 5 mai 2015


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L'Anah et l'Anru s'allient pour aider les collectivités à s'attaquer aux problèmes d'habitat indigne

L’Agence nationale de l’habitat (Anah) et l’Agence nationale pour la rénovation urbaine (Anru) ont signé hier une convention de partenariat pour soutenir les collectivités dans la lutte contre l’habitat indigne et les copropriétés dégradées.
L’Anah va renforcer son implication dans les nouveaux projets de renouvellement urbain : en intervenant sur les quartiers anciens qui font partie des quartiers prioritaires et où apparaissent des îlots d’habitat indigne. Ce qui concernerait une centaine des 1500 quartiers prioritaires de la politique de la ville. Mais l’agence interviendra également dans une centaine d’autres quartiers (plutôt des grands ensembles), davantage marqués par une proportion importante de grandes copropriétés fragiles.
« Les immeubles privés dégradés n’ont pas été traités lors du premier programme de rénovation urbaine : ils sont pourtant source d’insalubrité, d’insécurité, de charges insupportables, mais surtout d’incompréhension pour des habitants qui voient leur quartier changer. Il faut redonner de la dignité à tous les habitants de ces quartiers, où qu’ils vivent », a justifié Myriam El Khomri, secrétaire d’État à la Politique de la ville lors de la signature, hier à Nîmes, de la convention de partenariat. « Cette convention permet aujourd’hui de tenir la promesse d’un renouvellement urbain complet des quartiers populaires », a-t-elle ajouté.
« Meilleur partage des informations, définition d’une stratégie commune, répartition des champs d’intervention, suivi partagé des projets, et coordination des actions d’animation des réseaux professionnels » : telles sont les bases de cette convention dont l’objectif principal est de faciliter le travail des collectivités locales. Les deux agences ont donné quelques exemples pratiques de leur possible partage des tâches : « Si une action de redressement d’une copropriété est nécessaire, elle sera prise en charge avec les dispositifs d’ingénierie et les financements de l’Anah. S’il s’avère nécessaire de démolir cette copropriété du fait de l’ampleur de sa dégradation ou des situations de danger qu’elle génère, ou de la transformer en logements sociaux, ce seront les financements de l’Anru qui seront mobilisés. »
Les deux agences collaborent depuis 2003 sur des projets de rénovation urbaine (environ 70), et depuis 2009 sur le programme national des quartiers anciens dégradés (une trentaine). Mais cette convention est surtout le prolongement de la loi de programmation pour la ville de 2014 qui a intégré la question de l’habitat privé (copropriétés dégradées, habitat indigne) dans le programme de renouvellement urbain.
La convention signée hier court jusqu’en 2024. Une autre convention, spécifique à l’Outre-mer, doit la compléter prochainement.
E.S.
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