Maire-info
Le quotidien d’information des élus locaux
Édition du jeudi 3 juillet 2003
Aménagement du territoire

Le contrat de plan Etat-région Île-de-France 2000-2006 va être révisé à la mi-2004

Bertrand Landrieu, préfet de région d'Île-de-France et préfet de Paris, a annoncé mercredi que le douzième contrat de plan Etat-région couvrant la période 2000-2006 ferait l'objet d'un "exercice de révision" à la mi-2004 "afin de prendre en compte l'évolution des projets". Intervenant lors du lancement des travaux pour la nouvelle ligne de train de Paris vers Ermont (Val-d'Oise), M. Landrieu a souligné que trois ans après la signature de ce contrat "70% des schémas de principe des nouveaux projets programmés ont déjà été adoptés". Le contrat de plan porte au total sur 7,7 milliards d'euros, dont 4,12 milliards d'euros consacrés aux seules infrastructures de transport en commun. Le bilan à mi-parcours, qui devait être réalisé en 2003, interviendra donc désormais après les élections régionales. Serge Méry, le vice-président de la région en charge des transports, a fait valoir par ailleurs qu'il ne pouvait imaginer que ce contrat de plan soit "remis en cause pour des besoins de financement supplémentaire" de 680 millions d'euros. Il a rappelé que le président de région Jean-Paul Huchon, comme il le dit depuis plusieurs mois, était prêt à apporter les compléments nécessaires, s'il le fallait en avançant sa part à l'Etat. L'Etat n'a pas répondu à cette proposition. M. Landrieu a seulement indiqué que l'Etat tiendrait ses engagements financiers, notamment 832 millions d'euros d'autorisations de programme en faveur des infrastructures de transport en commun. M. Méry a réitéré aussi qu'"il fallait mettre fin à l'exception francilienne" pour les transports en commun, la responsabilité du Syndicat des transports d'Île-de-France (STIF) appartenant à l'Etat "et non aux élus comme dans les autres régions". "Aujourd'hui nous apportons une contribution financière majeure mais nous n'avons pas réellement voix au chapitre. Nous pourrions, si la responsabilité était pleinement nôtre, faire plus et mieux", a dit M. Méry. Aucune date n'a été fixée pour ce transfert de compétences de l'Etat à la région, qui devrait intervenir en application de la future loi de décentralisation.

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