Édition du mardi 6 novembre 2007


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Le chef de l'Etat prône une révolution dans la gestion des deniers publics

Le président Nicolas Sarkozy a appelé lundi la Cour des comptes à devenir le «bras armé» d'une «révolution morale et intellectuelle» en matière de gestion des deniers publics. «Ayez de l'audace et vous deviendrez l'aiguillon d'une révolution sans précédent», a déclaré le chef de l'Etat dans un discours prononcé à l'occasion du bicentenaire de la Cour des comptes. «Notre Etat a besoin d'une révolution intellectuelle et morale. (...) Il nous faut une révolution dans les esprits et dans les comportements sinon cette célébration n'aurait aucun sens», a ajouté le président de la République. «Cette révolution est urgente après tant de laisser-aller dont nous sommes tous coupables». Nicolas Sarkozy a demandé à la Cour et à son Premier président, Philippe Séguin, d'engager «une réflexion collective» pour définir ce que «pourraient être les pouvoirs, les moyens et l'organisation» de l'institution appelée à devenir le «grand organisme d'audit et d'évaluation des politiques publiques dont notre Etat a besoin». «Il nous faut refonder la cour des comptes à partir de ce que l'Histoire et l'expérience ont légué de plus solide», a insisté le président, qui a fait sourire Philippe Séguin en souhaitant obtenir des conclusions «dans un délai de trois mois». Aux yeux du chef de l'Etat, une «révolution morale et intellectuelle» suppose une «transparence des comptes», une «évaluation qui oblige chacun à se soucier des conséquences de ce qu'il décide», des «résultats», une «plus grande sévérité pour ceux qui commettent des fautes», la «fin du sentiment d'impunité pour les fraudeurs» et «la récompense du mérite et du travail bien fait». Déterminé à que cette réforme «aille le plus loin possible», le chef de l'Etat a dit qu'il ne se laisserait arrêter «par aucun conservatisme, et Dieu sait s'il sont nombreux». En présence de dizaines d'invités parmi lesquels le Premier ministre, François Fillon, et les présidents des deux Assemblées, Bernard Accoyer et Christian Poncelet, le chef de l'Etat s'est fait l'avocat d'une «démocratie irréprochable» qui «ne craint pas la transparence». Il a de nouveau fait l'éloge du mérite, rappelant que l'argent public était «l'argent de tous, l'argent durement gagné par le travail, par l'effort, par la peine de chacun». «Sacré, l'argent public l'est aussi parce que les besoins sont toujours plus grands que les ressources», a-t-il souligné. Signe selon lui que «les choses ont commencé à changer», Nicolas Sarkozy a rappelé qu'il avait demandé à ce que le budget de l'Elysée soit désormais contrôlé par la Cour des Comptes et le salaire du chef de l'Etat fixé par la loi. Dans son discours d'environ 45 minutes, le chef de l'Etat a redit sa confiance en la Cour des Comptes, dont la mission consiste à «faire en sorte que la confiance des citoyens en l'Etat puisse être préservée». Dans ses propos liminaires, le Premier président de la Cour des Comptes avait salué l'intérêt du chef de l'Etat pour l'institution de la rue Cambon. «La bienveillante attention dont vous avez toujours entouré la Cour, ses magistrats et ses personnels, lors de vos fonctions antérieures et dès votre installation à l'Elysée, constitue déjà pour nous le meilleur des augures et le plus précieux des encouragements», a dit Philippe Séguin. La Cour des Comptes a été créée le 5 novembre 1807 par Napoléon Ier. Elle s'était à l'époque installée sur l'île de la Cité. s
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