Édition du lundi 12 février 2007


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La Conférence nationale des finances publiques examine le premier rapport annuel du Conseil d'orientation des finances publiques

La deuxième Conférence nationale des finances publiques, qui doit faire le point sur «la stratégie de désendettement», se tient ce lundi au ministère des Finances. Elle réunit sous la présidence du Premier ministre, Dominique de Villepin, des élus locaux et nationaux, des partenaires sociaux ainsi que des représentants de l'Etat et des organismes de sécurité sociale. Le premier rapport annuel du Conseil d'orientation des finances publiques (Cofipu) doit aussi y être présenté par le député UMP Gilles Carrez. La dette publique de la France atteignait environ 64,6% du PIB fin 2006. Le désendettement recherché par le gouvernement «facilitera les choses» en permettant à la France d'investir dans la santé ou l'éducation et de «retrouver sa crédibilité auprès de ses partenaires européens», avait déclaré M. de Villepin le 30 janvier. Lors de la première édition de la Conférence, le 11 janvier 2006, le gouvernement avait affiché l'objectif de ramener la dette de 66% à 60% du produit intérieur brut d'ici à 2010. Dans une tribune publiée dans "Les Echos" (12/2), Gilles Carrez, rapporteur général du Budget et président du Comité des finances locales, estime que «le rétablissement des comptes publics s'impose à nous. La dette accumulée depuis vingt-cinq ans n'autorise plus aucune dérive, sauf à laisser un fardeau insupportable aux générations futures, confrontées de surcroît au défi du vieillissement de la population. Le rétablissement est possible, et, loin d'être le signe d'une politique de rigueur, il est lui-même créateur de richesse et de croissance, tant le poids des dépenses publiques et des prélèvements obligatoires handicape aujourd'hui le développement de notre pays et tire vers le bas le pouvoir d'achat.» Il estime que la stratégie des finances publiques doit être subordonnée au rétablissement de gains de productivité qui, pour l’Etat, sont estimés à 2% par an, «soit 2 milliards d'euros d'économie à qualité de service public constante». La dépense publique étant multiple – «l'Etat, avec 280 milliards, qui dépense beaucoup moins que la Sécurité sociale avec plus de 450 milliards, sans oublier les collectivités locales, qui comptent pour 180 milliards» -, cette politique «suppose d'assurer une meilleure cohérence entre les décideurs publics, gouvernement, élus locaux, partenaires sociaux». Pour le député-maire du Perreux (Val de Marne), «tous les acteurs de la dépense publique auront à analyser et à réfléchir aux conséquences de l'endettement actuel de la France et au défi du vieillissement de la population, qui exige de dégager de nouvelles marges de manoeuvre pour financer notamment les retraites ou la dépendance. Seuls les déficits permettant le financement des investissements pourront être acceptés.»</scrip
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