Édition du vendredi 31 mars 2006


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En 2005, le besoin de financement des administrations publiques locales s'est réduit de 0,5 milliard d'euros

Selon l’INSEE, qui publie ce matin une première évaluation des comptes nationaux des administrations publiques de 2005 (1), l’amélioration des comptes publics est principalement imputable à celle du sous-secteur des administrations de sécurité sociale dont le déficit se réduit de 12,1 milliards d’euros (Mds€) en 2005. Le déficit des administrations publiques locales se réduit de 0,5 Md€ (1,8 Mds€ en 2005 contre 2,3 en 2004) grâce principalement aux bonnes rentrées fiscales, ce malgré la poursuite de l’effort d’investissement. Les organismes de sécurité sociale ont en particulier bénéficié de l’enregistrement de la soulte des industries électriques et gazières (IEG), qui était de 7,6 Mds€, et d’une augmentation de leurs recettes à l’occasion de la réforme de l’assurance maladie. La création du régime de retraite additionnel de la fonction publique contribue également à l’amélioration des comptes sociaux (+1,4Md€) mais elle pèse sur les soldes des autres administrations publiques. En 2005, le déficit public notifié s’élève à 48,9 milliards d’euros, soit 2,9% du PIB. Le déficit recule de 11,4 milliards d’euros, car la progression des dépenses (+4,1%) est plus que compensée par la croissance des recettes publiques (+5,7% après +4,8% en 2004 et +2,4% en 2003). Les recettes, rapportées au PIB, progressent pour la deuxième année consécutive (51,1% après 49,6% en 2004 et 49,3% en 2003). Le taux de prélèvements obligatoires augmente d’un point en 2005 (44,1% du PIB après 43,1%) en raison de mesures nouvelles (rattachement du régime des IEG aux régimes de droit commun, régime additionnel de la fonction publique, hausses de la CSG) et du dynamisme des impôts existants. La dette publique notifiée, qui s’élève fin 2005 à 1.138,4 Mds€, s’est accrue de 6,5% en 2005 après +7,5% en 2004. Elle correspond à la dette consolidée en valeur nominale du secteur des administrations publiques Elle atteint 66,8% du PIB. En 2005, les dépenses progressent de 4,1%, après un ralentissement en 2004 (+3,7%, après +4,4% en 2003). La masse des rémunérations versées progresse de 3,0% (après 2,4% en 2004). Les prestations sociales en espèces, en hausse de 4,7%, contribuent fortement à l’accélération des dépenses. En revanche, les prestations en nature (+4,3% en 2005) poursuivent la décélération entamée en 2003 (+7,6% en 2003 et +5,8% en 2004). L’effort d’investissement, qui progresse de 7,1%, est resté élevé. Après deux années successives de repli, les intérêts versés progressent de 1,6% en 2005 en raison de l’interruption de la baisse des taux d’intérêt. (1) L’ensemble des données est susceptible d’être modifié à l’occasion de la publication du compte national provisoire 2005, le 19 mai 2006. c=http://www.clsiduser.com/
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