Édition du mardi 30 septembre 2008


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Dette publique au 2ème trimestre 2008: seules les collectivités locales baissent la leur (-0,3 milliard d'euros) tandis que celle de l'Etat progresse de 19,8 milliards d'euros

Selon les statistiques publiées aujourd’hui par l’INSEE, la dette publique (État, Sécurité sociale et collectivités locales) augmente de 18,8 milliards d’euros au 2ème trimestre 2008 pour atteindre 65,7% du PIB à la fin du mois de juin. Cette progression est inférieure à celle du 2ème trimestre 2007 (+32,4 milliards d’euros) où le stock de dette atteignait 65,8% du PIB. Le programme de stabilité européen fixe à 60% du produit intérieur brut la limite autorisée d'endettement public pour un Etat-membre de l'Union européenne. Pour sa part, la dette de l’État a augmenté de 19,8 milliards d’euros. La trésorerie de l’État augmente dans le même temps de 2,9 milliards d’euros. La dette des organismes divers d’administration centrale diminue de 4,9 milliards d’euros pour s’établir à 90,5 milliards d’euros, en raison notamment de remboursements d’emprunts par l’ERAP (4,0 milliards d’euros) et par la caisse de la dette publique (1,9 milliard d’euros). La dette des administrations publiques locales, elle, a très légèrement reflué (131,7 milliards d’euros au second trimestre, contre 132 milliards au premier trimestre, soit -0,3 milliard d’euros) alors qu’elle diminuait plus franchement au deuxième trimestre les années précédentes. La dette des administrations de sécurité sociale augmente de 4,1 milliards d’euros, pour s’établir à 61,4 milliards d’euros. Christine Lagarde, ministre de l’Economie, de l’Industrie et de l’Emploi, et Eric Woerth, ministre du Budget, des Comptes publics et de la Fonction Publique, rappellent dans un communiqué que «l’interprétation des évolutions infra-annuelles de la dette publique doit rester prudente. Par convention comptable européenne, la dette publique est mesurée en termes bruts, c’est-à-dire sans tenir compte des actifs détenus par les administrations et en particulier de leur trésorerie. De fait, pour l’Etat, les évolutions de la dette publique en cours d’année reflètent pour l’essentiel des mouvements de fonds liés à une gestion optimale de la trésorerie sur l’ensemble de l’année. Ces évolutions saisonnières sont volatiles et préjugent peu du stock de dette en fin d’année.» Les ministres rappellent qu’en 2007, la dette s’est établie à 63,9% du PIB, «soit mieux que l’objectif de 64,2% que s’était fixé le Gouvernement. Le résultat du deuxième trimestre est pleinement compatible avec l’objectif de dette de 65,3 % du PIB à la fin de l’année 2008, qui figure dans le projet de loi de finances. Celui-ci tient compte de l’influence défavorable sur le ratio dette/PIB lié à la dégradation de la conjoncture, et de l’état des conditions de marché qui ne permettent pas actuellement de procéder à des cessions d’actifs dans des conditions satisfaisantes.» Pour accéder aux données de l’Insee, voir lien ci-dessous.
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