Édition du jeudi 28 novembre 2019


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Un nouvel appel à projets de l'Ademe pour la reconversion des friches polluées

 

L’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe) vient de lancer un nouvel appel à projets pour la reconversion des friches polluées – qui va courir jusqu’en avril 2020. 
Cet appel à projet (AAP) est notamment ouvert aux collectivités qui « développent un projet de reconversion de friches ». Il fait suite à d’autres AAP de l’Ademe qui, depuis 2010, a soutenu 130 projets de dépollution de sites pour la reconversion de friches. 
Le projet peut concerner une reconversion dite « classique » (construction de logements, d’activités économiques ou d’équipements publics » ou des usages dits « alternatifs », liés à la lutte pour la biodiversité, contre l’artificialisation des sols ou pour le développement durable en général. Par exemple, un site de production d’énergie renouvelable, « la production de matériaux biosourcés », « la lutte contre les îlots de chaleur urbains », « la création ou la restauration de corridors écologiques », l’aménagement de parcs ou de jardins urbains, etc. 
La « renaturation » sera donc un enjeu essentiel de cet appel à projets, en mettant si possible en avant « des techniques émergentes ou peu répandues », comme la « désimperméabilisation » ou « le phytomanagement des pollutions » (utilisation de plantes pour capter ou dégrader les polluants). 
Trois conditions seront prises en compte dans le jugement des projets soumis à l’Ademe : le traitement « sur place » des terres polluées ; la « conception intégrée » – les enjeux liés à l’économie circulaire devront notamment faire partie du projet – ; la « cohérence territoriale », en particulier avec les outils de planification (PLU et PLUi). 
Les dossiers doivent être déposés avant le 2 avril prochain, et les lauréats seront connus dans un an, en novembre 2020.

« Combat fondamental »
L’enjeu spécifique de la reconversion des sites pollués a été mis en avant le 7 novembre dernier par la ministre de la Transition écologique et solidaire, Élisabeth Borne, à l’issue du 3e Conseil de défense écologique. « Qu’elles soient industrielles, commerciales, urbaines ou militaires, la réhabilitation [des friches] est un des combats fondamentaux pour lutter contre l’artificialisation des sols, expliquait alors la ministre. Réhabiliter des friches, c’est réutiliser du foncier déjà artificialisé plutôt que d’utiliser de nouvelles terres. C’est créer des logements, de l’activité, c’est développer des énergies renouvelables, comme le photovoltaïque, sans utiliser d’espaces nouveaux. C’est aussi parfois tout simplement renaturer, c'est-à-dire rendre l’espace de ces friches à la nature ou à une agriculture durable. » La ministre souhaite donc que soient mises en avant « des réalisations très concrètes, que nos concitoyens pourront voir au quotidien, et qui permettront de remettre utilement à profit des espaces déjà utilisés par l’Homme sans avoir à en consommer de nouveaux. »

F.L.

Accéder à l’appel à projet.

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