Édition du Mardi 24 juin 2008


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Responsabilité environnementale: les députés se saisissent du projet de loi

Les députés examineront ce mardi le projet de loi relatif à la responsabilité environnementale. Ce texte transpose notamment en droit français la directive du 21 avril 2004 (1) - dont l'échéance de transposition était fixée au 30 avril 2008 - qui établit un cadre commun de responsabilité en cas d'atteintes graves à l'environnement. Il s'appuie sur le principe «pollueur-payeur» et prévoit que l'exploitant d'une activité professionnelle, reconnu responsable de dommages graves causés aux espèces et aux habitats naturels protégés, à la qualité des eaux et à l'état des sols, doit désormais financer les mesures de prévention ou de réparation des dégâts, lesquelles étaient jusque-là à la charge de l'État, donc des contribuables. Ce nouveau régime de responsabilité, dont l'objet est de protéger l'intégrité du milieu naturel en l'absence même de victime indemnisable, contribue à la mise en oeuvre des principes de prévention et de réparation inscrits dans la Charte de l'environnement du 1er mars 2005. Parmi les modifications apportées par les sénateurs dans le cadre de la transposition de plusieurs autres directives en matière de responsabilité environnementale (répression de la pollution marine, qualité de l'air, lutte contre l'effet de serre, produits biocides, déchets, etc.), figurent notamment: - La possibilité pour les collectivités territoriales de se porter partie civile pour demander la réparation d'une atteinte portée directement ou indirectement à leur territoire à la suite d'une infraction environnementale. Pour le rapporteur du texte à l’Assemblée nationale, Alain Gest, député UMP de la Somme, «une première réponse a déjà été apportée par l’arrêt rendu sur l’affaire de l’Erika.» Il estime que cette disposition introduite par le Sénat «n’a rien à faire dans ce texte de transposition qui ne concerne pas les sanctions pénales et sa présence pourrait créer des confusions. Certes, l’amendement de M. Retailleau a été adopté à l’unanimité mais il reste que celui-ci n’est pas très opportun, d’autant plus qu’une directive doit être adoptée l’an prochain sur la procédure pénale en matière environnementale.» - Le renforcement de la répression des pollutions en mer: d'une part, les rejets volontaires seraient punis de peines plus sévères, et, d'autre part, la répression des rejets involontaires intègrerait la notion de «rejet par négligence grave», ce qui entraînerait des peines plus sévères; enfin, les pollutions commises par les navires étrangers seraient mieux réprimées; cet amendement vise à transposer la directive n° 2005/35 du 7 septembre 2005; - La définition des «nouveaux entrants» concernés par le Plan national d'allocation des quotas d'émission de gaz à effet de serre (PNAQ). (1) Directive n° 2004/35/CE, 21 avril 2004, JOUE n° L 143, 30 avril 2004.
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