Édition du vendredi 6 septembre 2019


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Cités éducatives : 80 quartiers prioritaires de la politique de la ville labellisés par le gouvernement

 

Depuis Clichy-sous-Bois (Seine-Saint-Denis), Julien Denormandie, ministre chargé de la Ville et du Logement, et son homologue à l’Éducation nationale, Jean-Michel Blanquer, ont dévoilé, hier, la liste des 80 territoires lauréats du label « Cité éducative » visant à accompagner chaque parcours éducatif individuel et promouvoir la continuité éducative. Mesure phare du rapport Borloo d’avril 2018  le dispositif, financé notamment par l’État à hauteur de 34 millions d’euros par en entre 2019 et 2022, avait été expérimenté à Grigny (Essonne) dès 2017.
« Pour amorcer la pompe », chaque QPV concerné - « grands ensembles d’habitat social de plus de 5 000 habitants, qui présentent des dysfonctionnements urbains et un manque de mixité scolaire » - va recevoir « tout de suite » la somme de 100 000 euros, a annoncé Julien Denormandie à l’AFP. Les Cités éducatives bénéficieront également d'un « fonds de la Cité éducative » de 30 000 euros par collège dans chaque territoire (alimenté à parts égales par les ministères chargés de l’Éducation nationale et de la Ville) ». Une ingénierie renforcée est également mise à disposition des acteurs locaux, font savoir les deux ministères.

« Une grande alliance éducative »
« Ce nouveau modèle d’éducation », selon les mots de Vincent Léna, coordinateur national du programme des cités éducatives, mobilise l’ensemble des acteurs qui font la vie d’un quartier – État, commune, associations, travailleurs sociaux, médecins, puéricultrices, espaces culturels, entreprises et, bien sûr, élèves et leurs parents – « pour former une ''grande alliance éducative'' qui accompagne le jeune public de son territoire, dès le plus jeune âge et jusqu’à 25 ans ». Le principe de ce projet est que « l’éducation ne se limite pas aux frontières de l’école, du collège, ou du lycée », confirmait hier le ministre chargé de la Ville. Avant d’ajouter qu’il fallait répondre « aux besoins de l’enfant » en fonction des « spécificités territoriales ».
Au moins une figure est toutefois  imposée à chaque cité éducative : « chacun des trois principaux acteurs (au niveau local) désignera un responsable référent de haut niveau : principal de collège pour le rectorat, membre du corps préfectoral, par exemple, pour la préfecture, directeur général adjoint ou chef de service pour la collectivité », expliquaient les ministres le 13 février dans une circulaire. Un chef de projet opérationnel, placé auprès des référents, devra également être désigné. Une « ingénierie renforcée » est mise à disposition des acteurs locaux, font savoir les deux ministères.
Comme Grenoble-Échirolles (Isère), Maubeuge (Nord), Chanteloup-les-Vignes (Yvelines) a obtenu la labellisation pour son QPV de La Noé. Catherine Arenou, maire de la commune francilienne et membre de l’association Ville et Banlieue, précisait, dès l’année dernière dans les colonnes du magazine Maires de France (octobre 2018), qu’elle travaillait à la création d’une cité éducative qui reposerait sur trois piliers indépendants du programme de l’Éducation nationale : le multilinguisme, l’expression corporelle et théâtrale et l’enseignement des pratiques numériques.

Ludovic Galtier

Accéder au dossier de presse du CGET.
Télécharger le Vademecum des Cités éducatives.

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