Maire-info
Le quotidien d’information des élus locaux

Édition du mardi 6 février 2018
Ecole

Premiers arbitrages sur la prochaine carte scolaire : la tension monte

Beaucoup de conseils départementaux de l'Éducation nationale vont se réunir cette semaine et la suivante pour statuer sur la carte scolaire de la rentrée 2018, autrement dit décider des ouvertures et fermetures de classe. Les syndicats montent au créneau pour regretter des incidences des dédoublements de classes de CP et CE1 dans l'éducation prioritaire. Celles-ci se feraient notamment au détriment des écoles rurales. En bénéficiant de moins de postes, les écoles rurales pâtiraient de fermetures de classes ou du relèvement de seuils à 31/32 élèves.
Le ministre de l'Éducation nationale, Jean-Michel Blanquer, conteste ces affirmations. Il considère que le gouvernement a « désigné l’école primaire comme une priorité et (...) nous y avons créé 3 000 postes, et cela en dépit d’une baisse démographique ». Le gouvernement défend aussi sa « politique volontariste pour les départements ruraux »  qui « se traduit, en ce moment même, par le maintien de classes qui auraient été supprimées en temps normal ». Pour le ministre, « on pourra toujours citer une classe ou une école qui ferme, ce fut le cas sous toutes les majorités. C’est cela que j’appelle la démagogie ».
Hier, le syndicat d'enseignants le SNUIPP a maintenu que le nombre de postes créés - 3 880 dans le primaire selon le syndicat – est insuffisant. Conséquence, « pour équilibrer leurs dotations, les DASEN sont conduites à fermer beaucoup de classes, particulièrement en maternelle et dans le rural », réaffirme le syndicat. Sur le terrain, la grogne monte effectivement. Des mouvements de grève sont annoncés ici et là. Le SNUIPP a commencé à faire, fin janvier, un tour des régions et recenser ces pertes de postes dont seraient victimes les écoles rurales.
Pour l'AMF, le sujet devient effectivement d'actualité. L'association a été plus directement alertée par plusieurs communes des Hauts-de-Seine. Ce qui indiquerait, qu'a priori, cette situation ne concerne pas que les territoires ruraux mais également des écoles aux franges des réseaux d'éducation prioritaire.



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