Maire-info
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Édition du mardi 10 mars 2026
Crise énergétique

Prix à la pompe : 6 % des stations-service contrôlées vont être sanctionnées 

Le ministre du Commerce Serge Papin a indiqué mardi qu'environ 6 % des stations-service contrôlées à date dans le cadre du plan mis en place par le gouvernement face à la hausse des prix à la pompe allaient être sanctionnées.

Par AFP

« Le Premier ministre avait lancé 500 contrôles. On est pratiquement à la moitié. (...) Sur 231 contrôles, il y a eu 6 % de procès-verbaux, donc de sanctions », a indiqué Serge Papin sur TF1. 

La ministre déléguée à l'Energie et porte-parole du gouvernement, Maud Bregeon, a de son côté fait état d'« environ 16 % d'anomalies, dont certaines, évidemment, ont été sanctionnées par des amendes », interrogée sur France 2.  

Sébastien Lecornu avait annoncé dimanche « un plan exceptionnel de 500 contrôles »  dans les stations-service par la répression des fraudes (DGCCRF) pour éviter les « hausses abusives des prix à la pompe ». Le bilan définitif de l'opération sera rendu public mercredi, a de nouveau affirmé Serge Papin mardi.

Certaines stations « avancent masquées » , a expliqué le ministre du Commerce sur TF1, avec des prix indiqués sur le site internet « à 1,95 sur le gazole par exemple, et quand on arrive à la station, c'est 2,10, donc c'est pas normal ». 

2 euros le litre

Le gazole a dépassé lundi la barre symbolique des 2 euros le litre dans l'Hexagone, selon une moyenne calculée par l'AFP sur la base des données de quelque 9 400 stations-service transmises au gouvernement, un seuil inédit depuis l'été 2022.

« S'il y en a qui ne jouent pas le jeu, ils seront sanctionnés. Mais dans la grande majorité, les distributeurs aujourd'hui n'ont pas eu des gestes (...) qui iraient bien au-delà de l'évolution des cours. Mais on est extrêmement attentifs et s'il y a des brebis galeuses, il faudra bien évidemment les signaler » , a souligné le ministre délégué à l'Industrie Sébastien Martin sur Public Sénat. « Pour le moment, il y a aucun risque de pénurie » , a-t-il ajouté.

Depuis le 27 février, veille des premières frappes israélo-américaines sur l'Iran, le gazole, carburant routier le plus consommé dans le pays, a pris 28 centimes au litre en France hexagonale, soit un bond de 16 %.

Plusieurs partis politiques se sont émus ces derniers jours de cette hausse des prix, appelant à des mesures d'urgence, mais la porte-parole du gouvernement et ministre déléguée à l'Energie, Maud Brégeon, a estimé lundi qu'« il est trop tôt »  pour parler de nouvelles aides à l'achat de carburant. Selon Sébastien Martin, « s'il y a des mesures ciblées qui devaient être prises dans l'avenir parce que ce conflit venait à durer, alors il faudra y travailler, mais réagir de manière un peu épidermique et surtout très politique à quelques jours des élections municipales, ce n'est pas la politique du gouvernement ».

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