Édition du mardi 27 avril 2004


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Le plan canicule «n'est pas à la hauteur des enjeux», selon le Dr Patrick Pelloux (Association des médecins urgentistes)

Les leçons de la canicule de l'été dernier n'ont «pas été retenues», avertit le Dr Patrick Pelloux, président de l'Association des médecins urgentistes hospitaliers de France (AMUHF), dans un entretien publié ce mardi dans «Le Parisien». D'après lui, la stratégie dévoilée, lors de la présentation du plan canicule aux responsables syndicaux, «n'est pas à la hauteur des enjeux». Alors que les 15 000 décès d'août 2003 avaient démontré la nécessité de «plans interministériels, rassemblant les forces des uns et des autres», le plan présenté est «écrit essentiellement par la Direction générale de la santé», déplore le Dr Pelloux. «Le ministère de l'Intérieur et celui de la Défense ne sont pas associés à ce plan, alors même qu'ils disposent des effectifs permettant, eux, de faire face à une catastrophe. Les leçons tragiques de l'été dernier n'ont donc pas été retenues», en déduit-il. «Le ministère (de la Santé) affirme qu'il crée des postes de médecins hospitaliers (...) Mais sur le terrain, on en les voit pas arriver», dénonce le président de l'AMUHF. «Où sont les 1 000 lits supplémentaires annoncés pour l'hôpital ?» demande-t-il. Philippe Douste-Blazy, ministre de la Santé et de la Protection sociale, avait confirmé le 21 avril la création d'une commission "urgence-Eté 2004" dont une première réunion se tient cette semaine prochaine au ministère de la Santé. Cette commission "a pour objectif d'assurer une « totale transparence » sur la mise en oeuvre dans les services hospitaliers d'urgence du 'plan urgence' en examinant la situation, région par région, Agence régionale de l'hospitalisation (ARH) par ARH, établissement par établissement et de vérifier l'opérationnalité des « plans blancs ». De son côté, Météo France va instituer, à compter du 1er juin, de nouvelles cartes de vigilance contre les risques de grandes chaleurs, mais aussi de vagues de froid à partir de novembre, a annoncé mercredi le ministre de l'Equipement Gilles de Robien. "A la carte de vigilance de Météo France que l'on connaît déjà (...), nous allons ajouter pour cet été une carte qui reprendra les risques de canicule", a-t-il expliqué à l'issue du conseil des ministres. "Pour l'automne prochain, au mois de novembre au plus tard, il y aura aussi les prévisions de grands froids qui peuvent toucher des populations, au-delà des sans domicile fixe", a-t-il ajouté. Il s'agit de "prévenir les populations de phénomènes correspondant à des niveaux de danger sanitaire élevé", a-t-il expliqué lors du conseil des ministres. Ses propos étaient rapportés par le porte-parole du gouvernement Jean-François Copé. A l'heure actuelle, les cartes de vigilance de Météo France informent le public sur les risques de tempêtes, de fortes précipitations, d'orages, de neige ou de verglas.c=
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