Maire-info
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Édition du mardi 23 juin 2026
Canicule

Pendant la canicule, la vigilance est de mise face aux risques de noyades

Le Premier ministre a annoncé ce matin que 40 décès par noyade ont eu lieu depuis le 18 juin. Alors que les températures vont encore augmenter en milieu de semaine dans certaines régions, les autorités appellent à la plus grande vigilance.

Par Lucile Bonnin

C'est le premier point que le Premier ministre a tenu à mettre à l'ordre du jour de la cellule de crise qui s'est tenue, ce matin, sur la canicule : 40 décès ont eu lieu par noyade depuis le début de la vague de chaleur, ce que Sébastien Lecornu a qualifié de « fléau». Il a demandé à ses ministres de préparer des mesures sur ce sujet. Cette période de canicule appelle donc à la plus grande vigilance face aux risques de noyade. 

Privilégier les baignades surveillées 

Se rafraîchir, oui, mais pas à n'importe quel prix. Jérôme Boulanger, porte-parole de la sécurité civile, a insisté hier : « Lorsqu’on va se baigner, il faut vraiment que ce soit dans un lieu surveillé » . Cette consigne a été doublée ce matin par les propos de la ministre Marina Ferrari : « Ce n’est pas anodin par des épisodes de canicule comme cela d'aller se baigner dans des zones qui ne sont pas surveillées. Il faut vraiment respecter les zones qui sont surveillées, on voit par exemple des jeunes qui sont dans des canaux, il faut faire très attention aux points où on va prendre l'eau ». 

Selon les enquêtes Noyades menées ces dernières années par Santé publique France, on sait qu’il y a davantage de noyades suivies de décès dans des endroits non surveillés et dans les endroits interdits. 

Prenons l’exemple des canaux, rivières et fleuves : chaque année, Voies navigables de France communique sur le fait que « les canaux et rivières de son réseau ne sont pas faits pour la baignade, hors espaces aménagés » . Il est toujours « vivement recommandé au public de se rapprocher au préalable des services municipaux et offices de tourisme pour connaître les lieux aménagés et autorisés à la baignade » . Les risques de baignade dans les rivières, canaux et fleuves sont multiples et souvent invisibles depuis la surface. Aussi, lorsqu’un accident survient, les secours mettent plus de temps à arriver car ce sont des endroits plus reculés et « malheureusement l’issue va être davantage fatale dans ces endroits naturels » , selon un épidémiologiste de Santé publique France.

Il est question aussi de ne pas oublier les « gestes essentiels »  à cause des fortes chaleurs. La ministre Marina Ferrari raconte que « sur la côte atlantique par exemple, nous avons eu également des noyades car on oublie qu'une baïne c'est dangereux, on oublie les gestes essentiels, on oublie de rentrer progressivement dans l'eau aussi. Quand le corps subit un tel choc thermique, il faut faire extrêmement attention ». 

Rappelons au passage, comme le fait l’Assurance maladie, qu’il est recommandé de « rentrer dans l’eau progressivement en mouillant sa tête, sa nuque et son ventre pour éviter les chocs thermiques »  notamment « dès que la température corporelle dépasse 37 °C car le corps met en action des mécanismes de régulation thermique ». 

Un danger aussi dans les piscines privées 

Le porte-parole de la sécurité civile a également appelé les particuliers à la plus grande attention concernant les piscines privées : « Un enfant dans l’eau, c’est un adulte qui le surveille et qui ne fait que cela ».

Selon les chiffres relayés par le ministère des Sports, « en 2025, 27 % des noyades ont concerné des enfants de moins de 6 ans, principalement dans des piscines privées ». Dans le cadre de sa campagne nationale de prévention des noyades, le ministère rappelle d’ailleurs qu’une « noyade peut survenir très rapidement, sans bruit ni appel au secours, même dans une faible profondeur d’eau »  et qu’une surveillance constante et concentrée est nécessaire pour les enfants.

Rappelons enfin qu’il est « recommandé d’apprendre à nager aux enfants le plus tôt possible, vers 3 ou 4 ans, et de les familiariser au milieu aquatique dès le plus jeune âge ».

Première étape : avec le dispositif de l’Aisance Aquatique, les enfants à partir de 4 ans découvrent l’eau dans un bassin où ils n’ont pas pied. Deuxième étape : entre 6 et 12 ans, les enfants peuvent également suivre des cours gratuits encadrés par des professionnels de la Fédération française de natation (FFN) dans le cadre du dispositif « Savoir nager ». En une dizaine de séances d’une heure, ils acquièrent les techniques essentielles de nage afin d’assurer leur sécurité dans l’eau et de devenir autonomes dans différents environnements aquatiques. 

Une page permet de localiser les professionnels et les bassins pour initier cette démarche essentielle pour la sécurité des enfants et ce d’autant plus dans un contexte de réchauffement climatique où la baignade tend à devenir une pratique quasiment incontournable. 

À l'issue de la cellule de crise qui s'est tenue ce matin, à huis-clos, il est probable que des annonces vont être faites sur le sujet des noyades. Maire info y reviendra, dans ce cas, demain. 

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