Maire-info
Le quotidien d’information des élus locaux
Édition du mardi 16 novembre 2021
Congrès des Maires de France

103e Congrès des maires : c'est parti !

Après la journée consacrée, hier, aux Outre-mer, le 103e Congrès des maires s'ouvre aujourd'hui à la porte de Versailles, à Paris, deux ans après le précédent, pour cause d'épidémie. Un congrès qui sera consacré, comme toujours, à toutes les grandes problématiques vécues par les maires et sera, cette année, marqué par le renouvellement des instances de l'association. 

Par Franck Lemarc

Maire-Info
© A; Février

Dans les allées du pavillon 5 du Parc des expositions, à la porte de Versailles, c’est de nouveau, ce matin, l’effervescence des grands jours. Dès 8 heures, les premiers élus arrivent – avec présentation obligatoire du pass sanitaire – et croisent les équipes qui mettent la dernière main aux innombrables aménagements. 

Beaucoup de nouveautés cette année, dans l’aménagement du congrès. La traditionnelle « place du village »  est devenue « place de la mairie ». Le grand auditorium, habituellement disposé en gradins avec une immense scène au fond, a été entièrement revisité pour être aménagé – comme les autres forums – en « arène », avec la scène placée au milieu. 

Autre innovation cette année : un nouvel espace de dialogue, les « points conseils », permettant aux élus de venir directement consulter les experts de l’AMF sur une quinzaine de sujets, allant de la lutte contre l’habitat indigne à la Gemapi en passant par la dématérialisation des autorisations d’urbanisme, la lutte contre les dépôts sauvages ou la gestion des ressources humaines. Il est demandé aux élus de réserver un créneau dès leur arrivée au congrès, en précisant leur question. 

Qui sera président de l’AMF ?

Le congrès 2021 va également être marqué par une élection inédite des instances de l’AMF. Inédite sur le fond, parce que pour la première fois depuis des décennies, deux candidats sont en lice, bénéficiant tous deux de nombreux soutiens chez les maires : David Lisnard, maire de Cannes, qui forme un « ticket »  avec le premier vice-président délégué sortant, André Laignel ; et Philippe Laurent, maire de Sceaux, secrétaire général sortant de l’AMF. Chacun de ces deux candidats a présenté une liste pour les instances de direction que sont le bureau (36 membres) et le comité directeur (100 membres).

L’élection est également inédite sur la forme, puisque pour la première fois le scrutin sera entièrement dématérialisé, et donc ouvert non seulement aux congressistes mais également aux adhérents (à jours de leurs cotisations) non présents physiquement. 

Le scrutin sera ouvert cet après-midi, à 17 heures, après un discours de chacun des deux candidats au grand auditorium. Il sera clos 22 heures plus tard, demain à 15 heures. Le président de l’AMF sera élu à la majorité ; les deux instances (bureau et comité directeur) font l’objet d’un vote à la proportionnelle. 

On saura donc demain, vers 16 ou 17 heures, qui sera le président de l’association pour les trois ans à venir. 

« Préserver l’indépendance de l’AMF » 

Dès l’ouverture du congrès, ce matin à 8 h 30, le président sortant François Baroin a tenu un bref point presse pour présenter l’événement et revenir sur son mandat. « Sept ans à la présidence de l’AMF, c’est un long bail, a déclaré le maire de Troyes. C’est bien de passer le relais et de permettre à la nouvelle génération de maires élus en 2020 de décider à qui ils veulent passer le relais.(…) Je me suis engagé à la présidence de l’AMF en 2014 car je ne supportais plus le discours anti-élus, stupide et dangereux. Mon successeur devra préserver l’indépendance de l’AMF vis-à-vis de tous les pouvoirs ».

François Baroin est également revenu sur la création, pendant son mandat, de la première structure regroupant les trois associations nationales d’élus, l’AMF, Régions de France et l’ADF : « Territoires unis est l’un des mouvements dont je suis le plus fier. Nous l’avons créé avec l’ADF et Régions de France car l’Etat n’avait pas respecté sa parole vis-à-vis des départements sur la prise en charge financière des mineurs non accompagnés, et avait créé les contrats de Cahors encadrant les dépenses des collectivités. Les trois associations nationales ont décidé de travailler ensemble. Territoires unis n’est pas une machine contre l’État. C’est un mouvement qui préserve les libertés locales et coordonne l’action des associations. Il doit être préservé. » 

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