Édition du mardi 30 septembre 2008


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Schéma d'aménagement de la région Ile-de-France (Sdrif): le maire de Paris et les élus régionaux dénoncent le «blocage» par le secrétaire d'Etat au Développement de la région-capitale

Bertrand Delanoë, maire PS de Paris, a jugé hier «inadmissible» que le gouvernement, en la personne de Christian Blanc, veuille bloquer le schéma d'aménagement de la région Ile-de-France (Sdrif), adopté jeudi dernier à une large majorité par le Conseil régional à majorité de gauche. «Je n'ai jamais vu ça, c'est une conception de la démocratie très autoritaire et très dangereuse», a affirmé M. Delanoë au cours d'un déjeuner de presse à la mairie de Paris. Il s'est dit «définitivement solidaire de la région, du Sdrif et de sa légitimité». Selon le maire, le secrétaire d'Etat au Développement de la région-capitale Christian Blanc «croit que la vie commence avec lui». Quant aux critiques de M. Blanc contre le projet de rocade ferroviaire Métrophérique-Arc Express, M. Delanoë a estimé que «même si on avait 15 ans de retard, ce n'est pas une raison pour dire que ça n'est plus pertinent». Pour sa part, le secrétaire d’Etat avance plusieurs raisons à son refus de transmettre le Sdrif au conseil d'Etat. La principale concerne l'hypothèse de croissance choisie par la région: 2% par an. Trop faible à son goût et pas suffisante pour lancer les projets que réclame, selon lui, le Grand Paris. Pour M. Blanc, la région Ile-de-France doit viser une ambition de 4 ou 5% d'expansion par an. Au lendemain de l'adoption du Sdrif par le Conseil régional, Christian Blanc a regretté que Jean-Paul Huchon, président PS du conseil régional, n'ait pas reporté de «quelques mois» le vote, afin de connaître le projet du gouvernement pour la Région. Christian Blanc devrait en effet présenter autour de février 2009 les contours de son plan pour le développement parisien, avec des pôles de développement et un schéma de transport. Quant à Jean-Paul Huchon, il répond qu'une hypothèse de croissance en moyenne annuelle de 2% à horizon 2030 «est réaliste au regard des expertises actuelles de la direction de la prévision du ministère de l'Economie et des Finances». Celles-ci tablent sur «un potentiel de croissance de l'ordre de 2,2% sur le court terme (2005-2015) et un rythme compris entre 1,5% et 1,7% sur le long terme». Par ailleurs, sur la réforme des collectivités locales, qui pourrait, selon certaines hypothèses, se traduire par une fusion des régions et départements, le maire de Paris, parallèlement président du conseil général de Paris, a jugé que «la pureté des intentions du gouvernement reste à démontrer». «Je serai extrêmement vigilant pour qu'un objectif légitime de simplification ne soit pas en fait une opération politicienne pour affaiblir les collectivités locales, notamment les départements qui ont une vocation et une efficacité considérable en matière de politique sociale, bien plus que l'Etat», a-t-il dit.
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