Édition du vendredi 25 juillet 2008


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Nouvelle carte militaire: les élus concernés oscillent entre déception et soulagement

Les réactions des élus locaux, de tous bords, variaient entre la colère, la déception et le soulagement, après la présentation de la nouvelle carte militaire, ce jeudi 24 juillet par François Fillon. Celui-ci a annoncé la suppression de 83 sites militaires. A Bordeaux, le maire (UMP) Alain Juppé a exprimé sa «grande déception et son profond regret», après l'annonce du regroupement de l'école de santé militaire, «Santé navale», avec l'école de Lyon. L'ancien Premier ministre a dit avoir «tout fait (...) pour convaincre que ce n'était pas la bonne solution». «Mes arguments n'ont pas prévalu», a-t-il regretté, «attristé». A l'inverse, le premier secrétaire du PS François Hollande s'est félicité que la Corrèze, dont il préside le conseil général, soit «épargnée». A Mourmelon, le maire (apparenté-UMP) Fabrice Loncol a exprimé «son profond soulagement et son énorme satisfaction», après le maintien du 501-503ème régiment de chars de combat (RCC). «Amertume» à Cambrai, où le maire (DVD) François-Xavier Villain «attend maintenant que des annonces de compensation soient faites», après la confirmation de la fermeture de la base aérienne qui emploie 1.500 personnes. Dans l'Est, particulièrement touché par la réforme, le maire PS de Metz Dominique Gros s'est dit «extrêmement choqué et scandalisé» de la suppression de la base aérienne et d'autres unités. La dissolution du 8e Régiment d'artillerie de Commercy (Meuse) place cette commune de 7.000 habitants «dans une situation très inconfortable», a déclaré son maire Bernard Muller, invoquant «un manque à gagner de 20 millions d'euros pour la collectivité». Fernand Lormant, maire (UMP) de Dieuze (Moselle), estime lui que sa ville ne «s'en tire pas trop mal» avec l'annonce de la venue d'une «école militaire» qui comprendrait plus d'un millier de militaires et 350 formateurs, venant compenser le départ du 13ème régiment de dragons parachutistes. Le maire PS de La Rochelle (Charente-Maritime), Maxime Bono, a quant à lui reçu l'annonce du départ du 519ème régiment du train comme un «coup de tonnerre». Au Parlement, le président UMP de la commission de la Défense du Sénat, Josselin de Rohan, s'est inquiété de l'«impact très fort sur certaines collectivités territoriales» avec «la baisse d'activités sociales et économiques», et la «perte de ressources fiscales». A l'Assemblée nationale, le patron des députés PS Jean-Marc Ayrault a dénoncé la «brutalité de la méthode», «le mépris» et les «arrangements entre amis passés sur le dos des régiments». Dans les état-majors des partis, Hervé Mariton, secrétaire national chargé de la Défense à l'UMP, a salué dans la réforme militaire un «choix efficace et juste». Il a souhaité «la présentation rapide d'une loi de programmation militaire», suggérant un débat au Parlement «en même temps que celui du projet de loi de Finances», en octobre. Pour Julien Dray, porte-parole du PS, «la nouvelle carte des régiments pose la question de notre indépendance militaire, qui sort visiblement affaiblie de cette restructuration draconienne». Nicolas Sarkozy a quant à lui affirmé, lors d'un déplacement en province, sa détermination à mener jusqu'au bout la modernisation de la défense: «nous ne tremblerons pas». «Notre travail était très profond, très juste, il fallait le faire», a lancé le chef de l'Etat.
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