Édition du mardi 9 juin 2009


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La «frontière entre l'urbain et le rural s'éloigne des villes-centres, mais de moins en moins vite», selon l'INSEE

Au cours des quatre dernières décennies, les couronnes périurbaines des villes françaises se sont à la fois étendues et densifiées, indique l’INSEE dans une étude publiée ce mardi (1). «L'Île-de-France a joué un rôle de précurseur, ces deux phénomènes y étant apparus dès la fin des années 1960. Dans la plupart des régions, l'extension spatiale des villes a été particulièrement importante au début des années 1970. Elle a précédé la période de plus forte densification des couronnes périurbaines, à la fin des années 1970 et au début des années 1980», précise l’institut. Depuis dix ans, «la périurbanisation reprend, à des rythmes variables d'une région à l'autre. Une partie des zones agricoles ou naturelles des périphéries urbaines se transforment en zones dites artificielles, principalement sous l'effet de la construction de logements individuels.» Dans cette étude, l’INSEE note que la «frontière entre l'urbain et le rural s'éloigne des villes-centres, mais de moins en moins vite.» La limite extérieure de la zone périurbaine des unités urbaines de plus de 100.000 habitants a tendance à s'éloigner de la ville-centre. Pour une large majorité des villes, c'est au début des années 1970 que l'extension spatiale a été la plus intense. Le seuil de distance augmente ensuite nettement moins vite. Et depuis le début des années 1990, cette limite urbaine n'évolue plus que très faiblement. La plupart des villes ont donc élargi leur périmètre avant de densifier leur couronne périurbaine. Dans quelques villes, telles que Grenoble, Nancy ou Dijon, l'extension spatiale a été très intense dans les années 1960 et 1970 et beaucoup moins rapide par la suite. Dans les villes du bassin houiller (Lens, Valenciennes, Béthune), ainsi qu'à Saint-Étienne, l'extension des villes est moins marquée et plus tardive que dans les autres villes (le maximum de l'extension est atteint entre 1982 et 1990). Dans une vingtaine de villes, incluant la plupart des grandes métropoles régionales (Paris, Lyon, Lille, Bordeaux, Nantes), la rupture a été très nette dès la fin des années 1970, le seuil de distance n'évoluant que faiblement depuis. Enfin, dans la plupart des villes du sud du pays (Montpellier, Marseille), la tendance s'est poursuivie plus longtemps, avec des rythmes encore élevés dans les années 1980. Au cours de la période récente, de nouvelles formes urbaines apparaissent (polycentrisme, urbanisation en continu, etc.), entraînant une complexification de ce modèle et une plus grande diversité d'une ville à l'autre. (1) "La croissance périurbaine depuis 45 ans", Insee Première N°1240 - juin 2009. Pour accéder à l’étude, voir lien ci-dessous.
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