Édition du lundi 3 novembre 2008


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L'ouverture du capital de La Poste serait repoussée, mais le calendrier de cette réforme resterait «valable», indique Henri Guaino

Le gouvernement n'aurait plus l'intention «pour l'instant» d'ouvrir le capital de La Poste. C'est du moins ce qu'a déclaré dimanche Henri Guaino, conseiller de Nicolas Sarkozy, une nouvelle accueillie avec prudence par les syndicats, qui bataillent depuis l'été contre la «privatisation». «Je crois qu'il n'est plus question pour l'instant dans la situation où nous nous trouvons d'ouvrir le capital de La Poste», en raison de la crise financière, a déclaré M. Guaino au «Grand Rendez-Vous» Europe1/Le Parisien. Plus tard sur France Info, il a cependant précisé que «le calendrier» de cette réforme restait «valable sauf qu'aucune décision n'a été prise sur la manière de financer La Poste». «Je pense qu'aujourd'hui il y a d'autres priorités», particulièrement «répondre à la crise financière», a-t-il dit. Le secrétaire d'Etat à la Consommation, Luc Chatel, a confirmé à l'AFP que l'ouverture du capital de l'entreprise publique n'était «pas d'actualité», mais «il n'en demeure pas moins que La Poste a besoin d'argent pour financer son développement et se préparer (...) à l'ouverture des marchés en 2011». Ce lundi matin, le ministre du Travail, Xavier Bertrand, a expliqué que rien n'était encore décidé. Le gouvernement attend «sereinement» les conclusions de la commission mise en place en septembre par Nicolas Sarkozy pour réfléchir à l'avenir de La Poste, a-t-il ajouté sur RTL. «C'est en janvier que les les options seront à prendre (...) Aujourd'hui, l'appel au marché n'est pas la seule solution mais cela viendra en janvier. Chaque chose en son temps.» Depuis le 28 août dernier, où le président du groupe La Poste, Jean-Paul Bailly, avait confirmé son intention de demander à l'Etat son changement de statut d'établissement public en société anonyme avec une ouverture de capital en vue, le président de la République a mis en place une commission composée notamment d'élus locaux et de représentants syndicaux à propos du changement de statut de La Poste. Pour sa part, le 8 octobre dernier, le bureau de l’Association des maires de France, examinant le dossier de l’ouverture du capital de l'établissement public, avait «pris acte de la volonté» du groupe de changer de statut, à deux ans de l’ouverture totale à la concurrence du marché postal. Dans un communiqué, l'AMF demandait «avec force au gouvernement d’apporter toutes les garanties pour que les missions de service public (1), assumées par La Poste et prévues dans le contrat de service public 2008-2012, signé entre l’Etat et La Poste le 22 juillet dernier, soient confortées». L’AMF estimait notamment que «les missions d’intérêt général de La Poste doivent être inscrites dans la loi». Elle estimait aussi nécessaire que la «pérennité» du Fonds postal national de péréquation territoriale «soit assurée». Le respect des missions de service public et la sécurisation du fonds postal de péréquation territoriale sont donc, pour l’AMF, des «conditions impératives de l’évolution du groupe La Poste». (1) Le service universel postal, le transport et la distribution de la presse, l’accessibilité bancaire et l’aménagement du territoire Pour accéder au communiqué de presse de l'AMF du 8 octobre 2008, voir lien ci-dessous.
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