Édition du jeudi 26 novembre 2009


    Imprimer Imprimer

Grand Paris: le rapporteur du projet de loi à l'Assemblée émet des réserves sur l'ambition du texte

L'Assemblée nationale, poursuivant mercredi l'examen du projet de loi sur le Grand Paris après des réserves exprimées la veille par son rapporteur UMP, a abordé le vif du sujet. Le texte, qui prévoit pour l’essentiel l’élaboration et la mise en oeuvre d’un réseau de transport public autour de la région capitale, créerait un réseau de métro automatique de 130 km de long autour de Paris desservant une quarantaine de gares, d'un coût de 21 milliards d'euros en investissement. Yves Albarello (UMP, Seine-et-Marne), rapporteur de la commission du développement durable, saisie au fond du texte, avait regretté mardi soir que le temps ait «manqué» pour donner au projet «une dimension plus grande encore». «On pouvait espérer qu'outre la réalisation du métro automatique en double boucle, nous soyons saisis d'autres applications territoriales que celle du Plateau de Saclay», a dit M. Albarello au secrétaire d'Etat au développement de la région-capitale, Christian Blanc. Le député UMP a jugé notamment «insuffisante et réductrice l'approche» du gouvernement pour «le formidable potentiel de la zone aéroportuaire de Roissy-Charles-de-Gaulle, qui implique largement le Val-d'Oise et la Seine-et-Marne». Selon lui, «le constat que l'aéroport est desservi non par la double boucle, mais par la seule ligne en cul-de-sac de l'ensemble peut inspirer des inquiétudes s'ajoutant à l'insuffisance de l'information». Le rapporteur UMP a fait part des «réelles craintes» d'«un certain nombre de ses collègues quant à certaines des interconnexions indispensables entre les actuels réseaux RER et transiliens avec la double boucle». Il a relayé le mécontentement des élus du Val-d'Oise dont Yannick Paternotte (UMP), qui «estiment anormal de voir leur département exclu de la double boucle». Deux reproches sont principalement adressés au texte. Le premier concerne le droit d'expropriation que le gouvernement possèdera sur des zones décisives pour la construction du Grand Paris, enlevant ce droit aux collectivités locales. Une société, créée pour l'occasion, pourra préempter des terrains réservés aux communes, dans de vastes zones autour de la quarantaine de gares prévues. L'opposition juge également réducteur de consacrer un projet de loi exclusivement aux transports, quand les domaines du logement ou de l'emploi sont en souffrance. Principale oratrice PS, Annick Lepetit (Paris) a souligné que l'objectif de M. Blanc de création d'un million d'emplois en 15 ans en Ile-de-France «est en complète contradiction avec toutes les études économiques et démographiques connues, y compris de l'INSEE». Ceci «suppose un rythme deux fois et demi supérieur à celui observé depuis quinze ans» et «revient à annoncer une déconnexion totalement inédite et improbable entre population active et emploi», a-t-elle dit. Mme Lepetit a demandé à M. Blanc s'il comptait «s'appuyer sur une immigration massive» en provenance du reste de la France ou des pays étrangers. Pour accéder au dossier législatif, voir lien ci-dessous.
Édition du jeudi 26 novembre 2009 image
Abonnez-vous
à la newsletter

Quotidien   Hebdomadaire
Rechercher par dossiers
Retrouvez tous les articles depuis 2002 classés par rubriques

Organisation, Gestion Communale

Finances et fiscalités locales

Territoires

Environnement, développement durable

Urbanisme, Habitat, Logement

Action sociale, Emploi, Santé

Education jeunesse

Culture, Sports et loisirs

Europe International

Etat, Administration centrale, Elections

Juridique

Rechercher par calendrier
Retrouvez une édition par date :
Maires de France