Édition du lundi 15 septembre 2014


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Les contrats aidés n'améliorent qu'à la marge la situation de leurs bénéficiaires

Après un passage en contrat aidé, la plupart des anciens bénéficiaires estiment que leur situation financière reste difficile, révèle une étude de la Direction de l’animation de la recherche, des études et des statistiques (Dares) du ministère du Travail, publiée le 11 septembre.
Selon le document, « 60 % déclarent que "c’est juste, il faut faire attention" et seuls 24 % disent ne pas rencontrer de difficultés financières ». « Toutefois, les anciens bénéficiaires de contrats aidés sont moins souvent allocataires de minima sociaux et plus souvent propriétaires de leur logement après leur passage en contrat aidé (en 2009) qu’avant (en 2005) », souligne la Dares, qui a enquêté auprès de chômeurs inscrits à l’ANPE en 2005, et dont certains ont été recrutés via l’un des quatre contrats aidés issus de la loi de cohésion sociale de 2005 : le contrat d’accompagnement dans l’emploi (CAE) et le contrat d’avenir (CAV) dans le secteur non marchand, le contrat initiative emploi (CIE) et le contrat insertion-revenu minimum d’activité (CI-RMA) dans le secteur marchand.
28 % des personnes embauchées estiment que leur niveau de vie en termes de pouvoir d’achat s’est amélioré, selon la Dares, qui minimise toutefois ce chiffre en expliquant que « l’insertion sur le marché du travail en 2009 est bonne et que les conditions de vie étaient difficiles en 2005 » - aujourd’hui, le résultat serait peut-être inversé. « L’effet du passage en contrat aidé sur les conditions de vie demeure toutefois limité », soulignent les auteurs de l’étude qui relèvent une plus grande fréquence des problèmes de logement et de santé chez ceux qui n’ont pas vu d’amélioration de leur situation.
En outre, les perspectives d’insertion sur le marché du travail ne sont pas toujours bonnes, notamment dans le secteur « non-marchand » - c’est-à-dire dans le secteur public. En effet, les personnes recrutées en contrat aidé dans la fonction publique ou les collectivités territoriales sont plus rarement réembauchées en contrat « normal » à la fin de leur contrat aidé, une fois les subventions épuisées. Ainsi, à la fin de l’enquête, moins de la moitié des bénéficiaires de contrats d’accompagnement dans l’emploi et seulement 29 % des contrats d’avenir avaient retrouvé un travail, contre 68 et 56 % pour les contrats aidés en entreprise.
Si financièrement le contrat aidé ne semble pas changer la donne, en revanche, il peut être positif pour le moral des personnes recrutées : « Pour les anciens bénéficiaires, notamment de contrats aidés non marchands, c’est l’acquisition d’une expérience ou de compétences et le sentiment d’avoir été utile qui constituent les principaux apports du passage en contrat aidé », expliquent les auteurs de l’étude.

Télécharger l’étude de la Dares sur les contrats aidés.
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