Maire-info
Le quotidien d’information des élus locaux

Édition du mardi 26 mai 2026
Tourisme

Tourisme : la fréquentation des hôtels progresse au premier trimestre

Au premier trimestre 2026, la fréquentation des hébergements collectifs touristiques, hors campings, a connu une progression de 1 % sur un an, selon une note de l'Insee. Une progression qui a été essentiellement portée par les hôtels haut de gamme.

Par A.W.

Au premier trimestre 2026, la fréquentation dans les hébergements collectifs touristiques en France (hors campings), exprimée en nombre de nuitées, a été supérieure de 1 % à son niveau du premier trimestre 2025. C’est ce que constate l’Insee, dans une note parue la semaine dernière.

Sur un an, la fréquentation de la clientèle non-résidente augmente (+4,4 %), tandis que celle de la clientèle résidente diminue légèrement (-0,4 %). Parmi les motifs de séjour, « le tourisme d’affaires continue de baisser », selon l’Institut.

Hausse dans les hôtels haut de gamme

Cette hausse globale est portée par la fréquentation dans les hôtels qui a augmenté de 2,5% alors que la situation était en recul dans les autres hébergements collectifs de tourisme (-1,7

1%).

« Au premier trimestre 2026, la fréquentation hôtelière atteint 43,1 millions de nuitées, soit 1 million de nuitées de plus qu'au premier trimestre 2025. Sur un an, la fréquentation de la clientèle résidente s'accroît de 2,3% (soit 600 000 nuitées supplémentaires) et celle de la clientèle non résidente de 2,9% (soit 400 000 nuitées de plus) », constatent ainsi les auteurs de la note.

Mais la situation est particulièrement disparate au sein même des hôtels puisque la hausse de fréquentation y est portée par les gammes de catégories supérieures. Elle augmente ainsi « nettement »  dans les hôtels classés 3 étoiles (+4,9 %) et 4 ou 5 étoiles (+5,9 %), - portée à la fois par les clientèles résidente et non résidente ».

En revanche, « la fréquentation des hôtels non classés diminue fortement (-14,1 %), en raison de la désaffection des clientèles résidente comme non résidente », alors qu'elle diminue plus modérément (-1,4 %) dans les hôtels classés 1 ou 2 étoiles, « du seul fait de la clientèle résidente ».

Dans le détail, « la fréquentation hôtelière augmente moins sur le littoral (+1,5 %) et dans les massifs de montagne (+1,8 %) que dans les autres types de territoires (+2,9 %) », observe l'Insee qui note qu'elle croît dans les communes rurales (+2,8 %) et « plus fortement dans l'urbain intermédiaire (+10,6 %), tandis qu'elle recule dans l'urbain dense (-1,2 %) ».

Tourisme d'affaire en recul

Si la clientèle non résidente augmente dans les hôtels au premier trimestre 2026 par rapport à son niveau du premier trimestre 2025 (+2,9 %), c'est essentiellement le fait des visiteurs en provenance d'Allemagne et du Royaume-Uni (respectivement +8,7 % et +8,2 %).

À l'inverse, la fréquentation de la clientèle belge diminue légèrement (-0,3 %) et celle de la clientèle néerlandaise plus nettement (-2,3 %). Hors Europe, la fréquentation en provenance des États-Unis diminue (-0,6 %), comme celle en provenance d'Asie-Océanie (-1,3 %).

A noter que le tourisme d'affaires diminue au premier trimestre 2026 (-2,9% par rapport à la même période de 2025) et perd l'équivalent de « près de 600 000 nuitées ». Ce qui confirme « la tendance baissière observée depuis la crise sanitaire ». Un recul qui concerne principalement l'urbain dense.

Par ailleurs, la fréquentation des autres hébergements collectifs de tourisme est en baisse, mais « du fait de la seule clientèle résidente ».

Au premier trimestre 2026, la fréquentation dans les autres hébergements collectifs de tourisme (AHCT) de France métropolitaine s'établit ainsi à 22,4 millions de nuitées. « Elle diminue de 1,7 % par rapport à son niveau du premier trimestre 2025, soit 400 000 nuitées de moins », observe l'Insee qui souligne que « la fréquentation se réduit à la fois dans les résidences de tourisme (-1 %) et dans les autres types d'hébergements (-4,4 %) ». Une baisse provient uniquement de la clientèle résidente (-4,8 %).

A l'inverse, la fréquentation des non résidents augmente fortement (+8,5 %). « La fréquentation diminue dans les massifs de montagne (-2,9 %) et sur le littoral (-3,3 %), mais elle augmente légèrement hors littoral et montagne (+0,4%). Les nuitées sont en baisse dans le rural (-1,0 %) et plus fortement dans l'urbain dense (-8,8 %), tandis qu'elles augmentent dans l'urbain intermédiaire (+9,7 %) », constatent les auteurs de l'étude.

Consulter la note.

Suivez Maire info sur Twitter : @Maireinfo2