Tourisme : la fréquentation des hôtels progresse au premier trimestre
Par A.W.
Au premier trimestre 2026, la fréquentation dans les hébergements collectifs touristiques en France (hors campings), exprimée en nombre de nuitées, a été supérieure de 1 % à son niveau du premier trimestre 2025. C’est ce que constate l’Insee, dans une note parue la semaine dernière.
Sur un an, la fréquentation de la clientèle non-résidente augmente (+4,4 %), tandis que celle de la clientèle résidente diminue légèrement (-0,4 %). Parmi les motifs de séjour, « le tourisme d’affaires continue de baisser », selon l’Institut.
Hausse dans les hôtels haut de gamme
Cette hausse globale est portée par la fréquentation dans les hôtels qui a augmenté de 2,5% alors que la situation était en recul dans les autres hébergements collectifs de tourisme (-1,7
1%).
« Au premier trimestre 2026, la fréquentation hôtelière atteint 43,1 millions de nuitées, soit 1 million de nuitées de plus qu'au premier trimestre 2025. Sur un an, la fréquentation de la clientèle résidente s'accroît de 2,3% (soit 600 000 nuitées supplémentaires) et celle de la clientèle non résidente de 2,9% (soit 400 000 nuitées de plus) », constatent ainsi les auteurs de la note.
Mais la situation est particulièrement disparate au sein même des hôtels puisque la hausse de fréquentation y est portée par les gammes de catégories supérieures. Elle augmente ainsi « nettement » dans les hôtels classés 3 étoiles (+4,9 %) et 4 ou 5 étoiles (+5,9 %), - portée à la fois par les clientèles résidente et non résidente ».
En revanche, « la fréquentation des hôtels non classés diminue fortement (-14,1 %), en raison de la désaffection des clientèles résidente comme non résidente », alors qu'elle diminue plus modérément (-1,4 %) dans les hôtels classés 1 ou 2 étoiles, « du seul fait de la clientèle résidente ».
Dans le détail, « la fréquentation hôtelière augmente moins sur le littoral (+1,5 %) et dans les massifs de montagne (+1,8 %) que dans les autres types de territoires (+2,9 %) », observe l'Insee qui note qu'elle croît dans les communes rurales (+2,8 %) et « plus fortement dans l'urbain intermédiaire (+10,6 %), tandis qu'elle recule dans l'urbain dense (-1,2 %) ».
Tourisme d'affaire en recul
Si la clientèle non résidente augmente dans les hôtels au premier trimestre 2026 par rapport à son niveau du premier trimestre 2025 (+2,9 %), c'est essentiellement le fait des visiteurs en provenance d'Allemagne et du Royaume-Uni (respectivement +8,7 % et +8,2 %).
À l'inverse, la fréquentation de la clientèle belge diminue légèrement (-0,3 %) et celle de la clientèle néerlandaise plus nettement (-2,3 %). Hors Europe, la fréquentation en provenance des États-Unis diminue (-0,6 %), comme celle en provenance d'Asie-Océanie (-1,3 %).
A noter que le tourisme d'affaires diminue au premier trimestre 2026 (-2,9% par rapport à la même période de 2025) et perd l'équivalent de « près de 600 000 nuitées ». Ce qui confirme « la tendance baissière observée depuis la crise sanitaire ». Un recul qui concerne principalement l'urbain dense.
Par ailleurs, la fréquentation des autres hébergements collectifs de tourisme est en baisse, mais « du fait de la seule clientèle résidente ».
Au premier trimestre 2026, la fréquentation dans les autres hébergements collectifs de tourisme (AHCT) de France métropolitaine s'établit ainsi à 22,4 millions de nuitées. « Elle diminue de 1,7 % par rapport à son niveau du premier trimestre 2025, soit 400 000 nuitées de moins », observe l'Insee qui souligne que « la fréquentation se réduit à la fois dans les résidences de tourisme (-1 %) et dans les autres types d'hébergements (-4,4 %) ». Une baisse provient uniquement de la clientèle résidente (-4,8 %).
A l'inverse, la fréquentation des non résidents augmente fortement (+8,5 %). « La fréquentation diminue dans les massifs de montagne (-2,9 %) et sur le littoral (-3,3 %), mais elle augmente légèrement hors littoral et montagne (+0,4%). Les nuitées sont en baisse dans le rural (-1,0 %) et plus fortement dans l'urbain dense (-8,8 %), tandis qu'elles augmentent dans l'urbain intermédiaire (+9,7 %) », constatent les auteurs de l'étude.
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