Édition du 20  septembre 2005


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Laïcité: Nicolas Sarkozy plaide pour une présence d'élus locaux dans les associations qui gèrent les associations cultuelles musulmanes

A l'occasion d'un colloque sur le centenaire de la loi de séparation de l'Eglise et de l'Etat, le ministre de l'Intérieur estime qu'elle «peut supporter un toilettage». La loi sur la laïcité de 1905 «peut nécessiter des adaptations», a estimé lundi 19 septembre le ministre de l'Intérieur Nicolas Sarkozy, qui de à nouveau demandé que les musulmans français obtiennent «les moyens de gagner leur indépendance». «La loi de 1905 est une bonne loi», a-t-il affirmé à l'ouverture d'un colloque organisé par l'Académie des sciences morales et politiques pour le centenaire de la séparation de l'Eglise et de l'Etat. Mais, a-t-il ajouté, «si un texte est aussi fort qu'on le dit, il peut supporter un toilettage». Les textes «peuvent être adaptés sans que soit brisé le moins du monde le consensus autour d'eux», a-t-il ajouté, en jugeant que «jamais un ministre de l'Intérieur ne s'est senti autant ministre des cultes». Il a affirmé que cette loi n'en était pas une «de prohibition. Elle est une loi de liberté», critiquant l'attitude d'un ancien ministre qu'il n'a pas nommé qui, «au nom de la loi de 1905, avait refusé de pénétrer dans une église». «Baliverne, erreur fatale, contresens parfait, c'était ne rien avoir compris à la laïcité à la française», a commenté Nicolas Sarkozy, clamant n'avoir «pas cette vision de combat d'une laïcité sectaire qui viserait à protéger la société civile» des religions. Au contraire, a-t-il ajouté, elle «a apaisé, car elle a reconnu des droits». Parallèlement, «il y a un siècle, la France était celle des campagnes, il y avait les instituteurs et le curé, on allait à la communale et après au catéchisme, aujourd'hui, c'est celle des banlieues, il y a toujours l'instituteur, mais il est souvent seul», a affirmé Nicolas Sarkozy. Le ministre, chargé des cultes, est notamment revenu sur le sort des quelque cinq millions de musulmans français qui ont «moins de moyens» que les autres religions et doivent «se tourner vers l'étranger» pour s'organiser. «Donnez-leur les moyens de gagner leur indépendance», a-t-il lancé. Il a également plaidé pour un «rôle plus important» des conseils municipaux, notamment par la présence d'élus dans les associations qui les gèrent. «On sait alors ce qui s'y passe et on évite toute influence étrangère», a-t-il dit. Nicolas Sarkozy a par ailleurs salué le «premier pas» constitué par la création de la fondation pour les oeuvres de l'Islam de France. Ce fonds, créé en mars par Dominique de Villepin, alors ministre de l'Intérieur, doit permettre aux musulmans de France d'assurer le financement de leur culte.<scrip
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