Maire-info
Le quotidien d’information des élus locaux
Édition du lundi 17 février 2014
Sécurité

Le plan Vigipirate devient officiellement permanent

Le Premier ministre a annoncé en fin de semaine dernière la mise en place d’une refonte du plan Vipirate. Vieux de 36 ans – le premier plan Vigipirate a été élaboré en 1978 – ce plan permettant d’organiser la réaction face à des craintes de menaces terroristes a été activé plusieurs fois dans les années 1990 et 2000 (guerre du Golfe, guerre au Kosovo, attentats du 11 septembre 2001). Il est au niveau d’alerte rouge en permanence depuis bientôt dix ans et les attentats de Londres en juillet 2005, avec 3400 policiers, 980 gendarmes et plusieurs centaines de militaires mobilisés quotidiennement pour la surveillance des lieux publics. Plusieurs nuances de rouge existent (« rouge écarlate », comme pendant la crise liée aux attentats perpétrés par Mohamed Merah en 2012, « rouge renforcé »  depuis le début des opérations militaires au Mali).
Le nouveau plan Vigipirate se traduit notamment par une simplification des niveaux d’alerte : les codes couleur (jaune, orange, rouge) sont supprimés et remplacés par « deux niveaux de mobilisation ». Le premier s’appelle simplement « Vigipirate »  ; c’est le « niveau de vigilance », qui correspond, explique Matignon, à « la posture permanente de sécurité ». Le second s’appelle « alerte attentat », et s’applique lorsque « des projets d’actions terroristes sont détectés », avec mise en œuvre de « mesures exceptionnelles et temporaires »  comme la restriction des grands rassemblements de personnes.
Ce qui est le plus marquant dans ce nouveau plan est donc l’officialisation du caractère permanent de Vigipirate et des mesures qui lui sont liées, notamment la présence de militaires armés dans les gares et autres « lieux publics très fréquentés ».
Le Premier ministre a dévoilé les nouveaux logos de Vigipirate – un triangle rouge entouré d’un large filet noir. Nouveau également : une partie des 307 mesures du nouveau plan sont à présent accessibles au public. Une centaine d’autres restent en revanche confidentielles. Les mesures sont réparties en « douze domaines d’activités », et le document rendu public vendredi dernier vise à précisément fixer les responsabilités de chacun : collectivités, préfectures, opérateurs, etc. Le document précise en particulier que les communes, parce qu’elles ont compétence sur les écoles, la culture, les transports urbains, l’environnement, mais aussi parce que le maire dispose d’un pouvoir de police, ont à jouer un rôle particulier et « possèdent d’importantes capacités d’action dans des domaines essentiels du plan Vigipirate ». Elles sont donc notamment concernées par les domaines « Rassemblements », « Installations et bâtiments », « Transport terrestres », « Réseaux d’eaux ».

F.L.

Télécharger la partie publique du nouveau plan Vigipirate.

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