Édition du 11  juillet 2001


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Jean-Paul Delevoye : "Le discours qui consiste à dire qu'il faut supprimer les contrôles de police tout simplement parce que cela crée une tension entre les jeunes est un discours tout à fait dangereux"

Le président de l'Association des maires de France Jean-Paul Delevoye a salué mardi la mesure de couvre-feu pour les jeunes de moins de 13 ans décrétée à Orléans et validée par le Conseil d'Etat. "Ce qui est important, c'est la prise de conscience qu'il y a un danger dans la rue pour les enfants", a-t-il déclaré sur France Info. Le laisser-faire est une erreur, c'est la nourriture de la violence et de la montée de la délinquance des mineurs que l'on constate". Jean-Paul Delevoye a par ailleurs estimé que "le discours qui consiste à dire qu'il faut supprimer les contrôles de police tout simplement parce que cela crée une tension entre les jeunes est un discours tout à fait dangereux ". Il a toutefois jugé que la mesure de couvre-feu, qui s'appliquera pendant la période de l'été à Orléans pour les jeunes de moins de 13 ans ne pouvait être efficace sans le concours des parents. "A l'évidence, les maires ont un rôle et une responsabilité (...) et sont obligés, comme les enseignants sont obligés de le faire, de remplacer l'autorité parentale, a-t-il déploré. Or rien ne sera possible sans le concours des parents". Les réactions à l'arrêt du Conseil d'Etat sont de plus en plus nombreuses. Alors que le syndicat de la magistrature qualifiait l'arrêt d'encouragement à la "chasse aux enfants", le bureau national du Parti socialiste a, pour sa part, qualifié mardi soir la décision du maire d'Orléans d'imposer un "couvre-feu" dans trois quartiers de sa ville aux enfants de moins de 13 ans de "politique spectacle" qui "n'apporte pas de solution" au problème des mineurs délinquants. "Il est évident qu'il y a un problème quand des enfants si jeunes se trouvent dans la rue", a estimé Vincent Peillon, porte-parole du PS, rapportant les débats au sein du bureau national réuni mardi. Mais "si les mineurs sont dehors, c'est qu'il y a des difficultés dans leur vie", a-t-il ajouté. Vincent Peillon s'est gardé de mettre en cause la décision du Conseil d'Etat qui a avalisé l'arrêté du maire d'Orléans. "On risque de créer des zones dans lesquelles les libertés sont moindres que dans d'autres", a-t-il averti. La décision du maire d'Orléans constitue par excellence "la fausse bonne solution qui est souvent la plus dangereuse. Elle n'est pas efficace et touche à un problème du principe d'égalité de traitement devant la loi", a encore estimé Vincent Peillon. pt>c=http:/
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