Maire-info
Le quotidien d’information des élus locaux
Édition du vendredi 22 juin 2001
Sécurité

Free-parties : Lionel Jospin prône le dialogue pour concilier exigence de liberté et exigence de sécurité lors des rave-parties

Refusant de trancher, le Premier ministre Lionel Jospin a prôné jeudi soir le " dialogue " et " l'équilibre " pour réussir à concilier exigence de liberté et exigence de sécurité lors des rave-parties. " Si on essaie par le dialogue de concilier ces deux approches, approche de liberté et une certaine approche de sécurité, on doit pouvoir trouver des solutions, qu'elles soient législatives ou qu'elles ne le soient pas ", a estimé Lionel Jospin sur TF1. A l'occasion de la Fête de la musique, le Premier ministre a expliqué qu'il " faut essayer de concilier (...) le goût d'un certain nombre d'hommes, de femmes, de jeunes pour cette musique techno et pour ces raves où ils y voient une forme de liberté (...) il faut savoir comprendre ça ". " En même temps, à partir du moment où des jeunes se réunissent très nombreux dans des lieux qui ne sont pas spontanément faits pour les accueillir, il faut aussi veiller à leur sécurité, voire à leur santé ". " De toute façon une circulaire existe, on peut l'utiliser ", a précisé Lionel Jospin. " Nous verrons si on peut trouver ou non un équilibre dans les dispositions législatives sinon c'est le Parlement qui en décidera ". Pensant aussi " aux habitants des villages " où ont lieu ces rave-parties, à leur " sécurité et à leurs terrains ", le Premier ministre a jugé: " c'est comme ça qu'on arrive à vivre en société dans l'harmonie en respectant la liberté, le plaisir, le goût de la musique des uns et en veillant à l'intérêt des autres ". Les raves divisent la classe politique française depuis que le député RPR Thierry Mariani a fait voter un amendement au projet de loi sur la sécurité quotidienne destiné à protéger la quiétude des riverains. Repris par le ministre de l'intérieur Daniel Vaillant et voté par le Sénat, il vise à soumettre les organisateurs à une déclaration préalable et à faire saisir le matériel de sonorisation en cas de " free party " non autorisée. Cette mesure qualifiée de " liberticide " par le mouvement techno, soutenu par une partie des députés socialistes, le PCF et par les Verts doit être rediscutée à l'Assemblée nationale le 26 juin.

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