Édition du 13  avril 2010


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Les élus de «Plaine Commune» demandent à l'Etat à prendre ses responsabilités sur les Roms

Plusieurs élus de la communauté d'agglomération Plaine Commune, située au nord de Paris, se sont réunis la semaine dernière pour dénoncer les carences de l'Etat dans la prise en charge des populations Roms originaires d'Europe de l'Est. Cette réunion a été organisé alors que se tenait à Cordoue le deuxième sommet européen sur les Roms, à l'occasion de la Journée internationale des Roms dont beaucoup vivent, en France, au sein de campements insalubres. Un phénomène qui n'est certes pas nouveau, comme le rappelle l’hebdomadaire "Les ASH". Mais il s'est intensifié depuis l'entrée de la Roumanie et de la Bulgarie dans l'Union européenne en 2007, rappellent, dans un communiqué, les maires des huit villes membres de Plaine Commune (Aubervilliers, Epinay-sur-Seine, L'Ile-Saint-Denis, La Courneuve, Pierrefitte-sur-Seine, Saint-Denis, Stains et Villetaneuse), associés au président de la communauté d'agglomération, le député DVG de la Seine-Saint-Denis Patrick Braouezec. Tous se sont ainsi relayés pour lancer un «cri d'alarme» en direction des pouvoirs publics français et européens, à l'instar de la maire (PCF) de Villetaneuse, Carinne Juste. «C'est une honte nationale, c'est une honte européenne, ce sont des hommes, des femmes, des enfants qui vivent dans le plus grand dénuement, c'est un scandale», a-t-elle martelé. Donc «ça suffit, pour les Roms comme pour les habitants de la Seine-Saint-Denis», a-t-elle conclu, en appelant à «organiser la solidarité au niveau régional et national mais aussi européen, pour mettre fin aux raisons qui poussent ces populations à quitter leur pays», où elles sont victimes de nombreuses discriminations. Pour tenter de pallier, au moins en partie, les conditions de vie catastrophiques des quelque 3.000 Roms vivant en Seine-Saint-Denis (sur environ 5.000 en Ile-de-France, pour un total de 8 à 10.000 personnes dont 40% d'enfants, sur le territoire métropolitain), certains élus locaux se sont en effet engagés «de manière volontariste, en coopération avec l'Etat, pour la construction et le financement de villages d'insertion à Saint-Denis, Aubervilliers, Saint-Ouen, Bagnolet, etc.». Ces projets, réalisés dans le cadre de maîtrises d'oeuvre urbaine et sociale (MOUS), avaient pour objectif «de permettre à ces familles de bénéficier d'un accompagnement qui doit les mener vers un emploi fixe et un logement social», selon ces élus. «En contrepartie, l'Etat s'était engagé à lutter contre l'installation de camps sauvages, et à coordonner à l'échelle régionale, l'implantation de villages d'insertion en nombre suffisant», poursuivent-ils. Pour eux, force est de constater aujourd'hui «l'incurie de l'Etat qui n'a pas tenu ses engagements», cantonnant le dispositif mis en place à une dimension largement insuffisante par rapport aux besoins. Certains maires et la communauté d'agglomération Plaine Commune ont donc décidé de «suspendre leur effort financier dans le cadre des villages d'insertion», en attendant que leurs revendications soient entendues, et en particulier la plus urgente d'entre elles: l'organisation d'une table ronde régionale sur la question avec l'ensemble des acteurs impliqués, mais aussi la fin anticipée des mesures transitoires touchant les Roumains et Bulgares, prévues pour durer jusqu'en 2013. Pour lire le communiqué de Plaine Commune, voir lien ci-dessous.

Liens complémentaires :
www.plainecommune.fr
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Journal Officiel du 13  avril 2010

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