Maire-info
Le quotidien d’information des élus locaux
Édition du mercredi 4 novembre 2009
Administration électronique

Sites Internet publics: le référentiel général d'accessibilité pour les administrations est officiellement publié

Le référentiel général d'accessibilité pour les administrations (RGAA) a fait l’objet d’un arrêté publié le 29 octobre dernier. Selon la direction générale de la modernisation de l'Etat (DGME), il a pour objectif «d’aider les responsables de sites Internet publics à rendre les contenus et les services en ligne plus accessibles aux personnes handicapées.» Par exemple, pour les images et les animations, un commentaire textuel ou toute autre alternative garantissant leur compréhension devra être systématiquement ajouté. Il s’agit d’un «outil de mesure et d'accompagnement indispensable pour garantir qu'un site web pourra être vu, lu et compris par tous.» Le RGAA comporte une liste de points de contrôle permettant aux organismes publics de vérifier la conformité de leur site Internet avec les normes et standards en vigueur. Selon la DGME, il est «en phase avec les directives internationales en matière d’accessibilité (WCAG 2.0).» Le référentiel «s’adresse à tous les publics concernés par l’accessibilité. La lecture du document peut s’effectuer à plusieurs niveaux, selon le type de lecteur et le besoin opérationnel auquel on cherche une solution. Ce référentiel repose sur une approche très pragmatique. Par exemple, il propose plusieurs grilles de lecture aux webmestres, en fonction de leurs compétences et des caractéristiques du site dont on souhaite jauger l’accessibilité », explique Hervé Le Bars, responsable du pôle projets structurels à la direction générale de la modernisation de l’Etat (DGME). Le RGAA est complété par le «guide d'accompagnement qui aide les chefs de projet dans la mise en conformité de leurs sites. Le guide d’accompagnement décrit notamment les modalités de mise en œuvre du RGAA pour le canal Web.» Toujours selon la DGME, «l’impact du RGAA sur les collectivités locales a été mesuré. Il s’avère relativement limité, notamment sur le plan financier. En effet, la plupart des outils disponibles pour la composition de pages Internet intègrent déjà les normes et recommandations internationales auxquelles se réfère le RGAA. De ce fait, tout développement d’un site web basé sur un outil de CMS (Content Management System) par un personnel bien formé tend vers la production d’un contenu naturellement accessible. D’ailleurs certaines autorités administratives ont déjà commencé à annexer le RGAA (dans sa première version) à leurs cahiers des charges. Pour celles-là, il n’y a pratiquement aucune action spécifique à prévoir.» En revanche, les ministères et collectivités «devront fournir un effort important pour assurer la mise en accessibilité de certains sites web existants, en particulier ceux qui n’ont pas été créés avec un outillage adapté. En tenant compte du taux de renouvellement des sites web, il s’agit de concentrer l’effort sur les sites vivants et sur les pages les plus visitées.» Cependant, précise la DGME, «le 100% accessible est une forme d’utopie car certaines pages - les pages statiques créées à la main par exemple - s’avéreront trop coûteuses à mettre à niveau au regard de l’enjeu. Il restera donc toujours à travers le web de l’administration des pages non accessibles. Notre objectif, avec l’aide du RGAA, est de minimiser le nombre de ces pages», précise Hervé Le Bars. Bien entendu, les textes juridiques qui entourent le RGI on prévu un délai pour mettre les sites de l’administration en conformité avec le référentiel. - Pour accéder au texte complet du RGAA, voir premier lien ci-dessous. - Pour lire le commentaire du RGAA sur le portail de la modernisation de l’Etat, voir second lien ci-dessous.

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