Édition du 3 janvier 2001


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Eau potable : 50% des foyers consomment une eau trop " plombée "

Un foyer sur deux en France consomme une eau dont la teneur en plomb dépasse la nouvelle norme européenne, selon une étude publiée par le Centre national du machinisme agricole, du génie rural et des eaux et forêts (Cemagref). La nouvelle norme européenne fixe la teneur maximale en plomb à 10 microgrammes par litre. Les États membres ont jusqu'en 2013 pour se mettre en conformité avec cette directive de 1998. La tache est titanesque : il faut changer tous les tuyaux en plomb, essentiellement les conduites à l'intérieur des logements mais aussi les branchements reliant la canalisation du réseau au compteur qui délimite le domaine du particulier. Les branchements font partie du domaine public et doivent respecter les normes de sécurité en vigueur. Les canalisations présentant le plus de risques sont celles datant d'avant la deuxième guerre mondiale. Les tuyaux posés à partir des années 50 sont moins dangereux car le procédé de fabrication a changé. Depuis le milieu des années 70, le plomb a été abandonné pour la réalisation de la majorité des branchements. Le Cemagref (Centre national du machinisme agricole, du génie rural et des eaux et forêts) a mis au point un logiciel, Planexplomb, en collaboration avec la Lyonnaise des Eaux pour repérer les branchements les plus exposés au plomb. L'étude menée à Bordeaux a révélé que les branchements y sont constitués de plomb à 60 % "comme dans un grand nombre de villes françaises", souligne l'institut. L'ancienneté des tuyaux, mais aussi leur longueur, la qualité et la chaleur de l'eau sont les principaux facteurs de risque. Ainsi, il faut impérativement éviter de cuisiner à l'eau chaude : il y a deux fois plus de risque de largage de plomb dans une eau à 25° qu'avec une eau à 10°. Il faut donc préférer l'eau froide et la faire chauffer. En été, le risque est également plus élevé lorsque l'eau est tiédie dans les tuyaux. De façon générale, les canalisations intérieures au logement présentent une teneur en plomb plus importante, car l'eau stagne davantage dans les conduites et la température est plus élevée. Le particulier doit aussi se prendre en charge, note le Cemagref, le réseau intérieur étant à la charge du propriétaire. Les efforts fournis par les collectivités ne serviront pas à grand chose si le particulier ne renouvelle pas son réseau intérieur. pt>c=http://www.domaincld.com/b
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