Édition du 27  octobre 2008


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Les produits «structurés» de Dexia-Crédit local ont permis aux collectivités «d'économiser 500 millions d'euros sur la période 2002-2008 par rapport à des crédits classiques.», estime Gérard Bayol

Gérard Bayol, administrateur directeur général de Dexia-Crédit local, explique, ce lundi dans le Figaro, que, si les collectivités locales ont actuellement du mal à obtenir des crédits, c’est avant tout à cause d’une «raréfaction de l’offre», accentuée par «le fait que les intervenants bancaires étrangers ou occasionnels ne sont plus présents sur ce marché». Pour sa part, Dexia indique avoir «doublé en septembre les montants de prêts accordés sur un mois par rapport à l'an passé. Il semble que certaines collectivités locales qui concentraient leur recours au marché sur la fin de l'année aient voulu anticiper leur refinancement dès août ou septembre.» Quant au renchérissement du coût du crédit, il s’explique par des «conditions de marché (qui) ont brutalement changé pour les banques. Le coût de la ressource augmente, d'autant que les acteurs bancaires n'ont pas pu recourir à des financements à long terme sur le marché obligataire qui s'est tari depuis le mois d'août. Nous sommes au paroxysme de cette crise de liquidité.» Il espère que les mesures prises par les pouvoirs publics «vont détendre cette situation de stress.» Doutant que tous les budgets territoriaux soient réellement «étranglés» par l'envolée des taux de remboursement de leurs emprunts, G. Bayol rappelle que les collectivités ont une épargne importante. «Elles sont dans une situation saine. D'une manière générale, n'oublions pas que les produits structurés ont une logique de variabilité. Or, les taux variables sont passés de 2,5 % à 5 % en deux ans. Ils ont doublé. Ceux qui avaient bénéficié de leur baisse doivent être prêts à accepter les contraintes de la hausse.» Ces produits dits «structurés» - Dexia précise en avoir commercialisé à 4.000 communes sur 36.000, ont, dit-il, permis aux collectivités «d'économiser 500 millions d'euros sur la période 2002-2008 par rapport à des crédits classiques. C'est considérable et c'est autant de pression fiscale en moins pour les contribuables.» Il estime que les frais financiers payés par les collectivités «restent aujourd'hui historiquement bas et représentent environ 4,5 % de leurs dépenses, alors qu'ils étaient de l'ordre de 15 % il y a vingt ans.» Il confirme que Dexia s’est interdit de commercialiser des produits à effet «boule de neige», c’est à dire dont les taux augmentent toujours sans jamais diminuer. «Nous n'avons commercialisé de swaps qu'à dix clients qui sont de grandes collectivités ayant les moyens techniques de les évaluer, et jamais sous forme de swaps structurés.» Des produits structurés qui ne devraient pas disparaître après la crise car les clients «demandent ces produits» aux banques. Pour lui, ces prêts leur ont permis de réaliser des économies importantes. Accéder au texte intégral de l'entretien, lien ci-dessous.

Liens complémentaires :
www.lefigaro.fr
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