Edition du
24 Mai 2012
Pour Didier Migaud, premier président de la Cour des comptes, «la question de la certification des comptes des collectivités territoriales est encore ouverte»
Auditionné, mardi 22 mai 2012, par la mission sénatoriale sur les «agences de notation et dette souveraine», Didier Migaud, premier président de la Cour des comptes, a tout d’abord souligné que si la Cour des comptes et les agences de notation ont «un sujet d'intérêt commun, la dette publique», «les analyses de la Cour comme celles des agences sont prises en compte par les acteurs financiers mais de profondes différences séparent les missions et les méthodes de travail des agences de celles de la Cour des comptes et des chambres régionales et territoriales des comptes».
Il a notamment indiqué que la note établie par les agences est «supposée mesurer la probabilité de défaut de l'émetteur de titres qu'est l'État» et qu’elles «adoptent une démarche similaire quand elles notent une collectivité ou un établissement public territorial». Alors que «les chambres régionales n'envisagent que très exceptionnellement l'hypothèse d'un défaut d'une collectivité». «La Cour mène avant tout une analyse de la soutenabilité des finances publiques - et non de solvabilité -, en mettant en évidence les risques qu'entraîne un accroissement de la dette publique», a-t-il déclaré.
Au cours de son intervention, Didier Migaud, exposant les fonctions de la Cour, a abordé la question de la qualité des comptes des administrations publiques d’une part et, d’autre part, les missions de certification de la comptabilité générale.
Concernant la qualité des comptes, il a rappelé que «la nouvelle directive européenne du 8 novembre 2011 prévoit qu'ils soient soumis à un contrôle interne et à un audit indépendant. C'est sur la base de ces comptes que sont élaborés les comptes nationaux des administrations publiques qui servent d'instrument de mesure pour la surveillance budgétaire européenne».
Concernant la certification des comptes, pour le premier président de la Cour, «la question de la certification des comptes des collectivités territoriales est encore ouverte, depuis le dépôt d'un projet de loi proposant son expérimentation en octobre 2009. La Cour estime qu'il n'y aurait que des avantages à expérimenter la certification des comptes des plus grandes collectivités. Comme pour l'Etat, cela permettrait d'améliorer la qualité et la fiabilité des comptes des collectivités locales, de mieux connaître et évaluer leur patrimoine, leur situation financière et leurs engagement de tous types et, enfin, de les inciter à développer des outils de contrôle interne».
Il a ajouté que «cette expérimentation de la certification ne devrait concerner que les plus grandes collectivités et établissements territoriaux: un équilibre doit en effet être trouvé afin que les avantages de la certification soient en rapport avec l'ampleur des ressources internes et externes que cette certification impose».
Enfin, selon Didier Migaud, «les différents systèmes comptables publics français doivent encore être améliorés, notamment en développant des comptes consolidés. C'est un passage obligé pour rendre compte des situations de l'ensemble que constitue l'Etat avec ses opérateurs ou de celui que forment les métropoles, les communautés urbaines et les communautés d'agglomération avec leurs communes membres.»
Pour accéder au compte-rendu de l’audition de Didier Migaud, utiliser le lien ci-dessous.
Il a notamment indiqué que la note établie par les agences est «supposée mesurer la probabilité de défaut de l'émetteur de titres qu'est l'État» et qu’elles «adoptent une démarche similaire quand elles notent une collectivité ou un établissement public territorial». Alors que «les chambres régionales n'envisagent que très exceptionnellement l'hypothèse d'un défaut d'une collectivité». «La Cour mène avant tout une analyse de la soutenabilité des finances publiques - et non de solvabilité -, en mettant en évidence les risques qu'entraîne un accroissement de la dette publique», a-t-il déclaré.
Au cours de son intervention, Didier Migaud, exposant les fonctions de la Cour, a abordé la question de la qualité des comptes des administrations publiques d’une part et, d’autre part, les missions de certification de la comptabilité générale.
Concernant la qualité des comptes, il a rappelé que «la nouvelle directive européenne du 8 novembre 2011 prévoit qu'ils soient soumis à un contrôle interne et à un audit indépendant. C'est sur la base de ces comptes que sont élaborés les comptes nationaux des administrations publiques qui servent d'instrument de mesure pour la surveillance budgétaire européenne».
Concernant la certification des comptes, pour le premier président de la Cour, «la question de la certification des comptes des collectivités territoriales est encore ouverte, depuis le dépôt d'un projet de loi proposant son expérimentation en octobre 2009. La Cour estime qu'il n'y aurait que des avantages à expérimenter la certification des comptes des plus grandes collectivités. Comme pour l'Etat, cela permettrait d'améliorer la qualité et la fiabilité des comptes des collectivités locales, de mieux connaître et évaluer leur patrimoine, leur situation financière et leurs engagement de tous types et, enfin, de les inciter à développer des outils de contrôle interne».
Il a ajouté que «cette expérimentation de la certification ne devrait concerner que les plus grandes collectivités et établissements territoriaux: un équilibre doit en effet être trouvé afin que les avantages de la certification soient en rapport avec l'ampleur des ressources internes et externes que cette certification impose».
Enfin, selon Didier Migaud, «les différents systèmes comptables publics français doivent encore être améliorés, notamment en développant des comptes consolidés. C'est un passage obligé pour rendre compte des situations de l'ensemble que constitue l'Etat avec ses opérateurs ou de celui que forment les métropoles, les communautés urbaines et les communautés d'agglomération avec leurs communes membres.»
Pour accéder au compte-rendu de l’audition de Didier Migaud, utiliser le lien ci-dessous.
Liens complémentaires :
www.senat.fr
Edition du
24 Mai 2012


DÉVELOPPEMENT DURABLE
ENVIRONNEMENT
Stratégie nationale pour la biodiversité: ouverture du site Internet des indicateurs de biodiversité
INVESTISSEMENTS
ADMINISTRATION

Journal Officiel du 24 Mai 2012
Conseil d'etat
Décision n° 347099 du 16 mai 2012 du Conseil d'Etat statuant au contentieux (population de la commune de Saint-Servais)
Ministère de l'intérieur
Arrêté du 3 mai 2012 modifiant l'arrêté du 7 septembre 2011 portant ouverture en 2012 de concours pour le recrutement de techniciens territoriaux par le centre de gestion de Meurthe-et-Moselle
Ministère de l'intérieur
Arrêté du 11 mai 2012 modifiant l'arrêté du 22 mars 2012 portant ouverture en 2013 du concours de recrutement externe et interne de professeurs territoriaux d'enseignement artistique spécialité « musique, danse et art dramatique », discipline «professeur chargé de direction», par le centre interdépartemental ou départemental de gestion de la Vienne en accord avec l'ensemble des centres de gestion coordonnateurs et organisateurs
Ministère de l'intérieur
Arrêté du 14 mai 2012 modifiant l'arrêté du 23 avril 2012 portant ouverture au titre de l'année 2012 d'un examen professionnel de promotion interne d'éducateur territorial des activités physiques et sportives (centre interdépartemental de gestion de la grande couronne de la région Ile-de-France)
Ministère de l'intérieur
Arrêté du 14 mai 2012 modifiant l'arrêté du 23 avril 2012 portant ouverture au titre de l'année 2012 d'un examen professionnel de promotion interne d'éducateur territorial des activités physiques et sportives principal de 2e classe (centre interdépartemental de gestion de la grande couronne de la région Ile-de-France)
Les travaux de l'AMF
Finances locales
Dotation globale de fonctionnement 2013
Après la parution le 13 mai de la dernière circulaire de la DGCL sur les différentes composantes de la dotation globale de fonctionnement des communes et des EPCI, la note à télécharger regroupe dans un seul document l’ensemble des informations sur les modalités de répartition et de calcul de celles-ci pour 2013 : dotation forfaitaire, quote-part de la dotation d’aménagement destinée aux communes d’outre-mer, dotation de solidarité rurale, dotation de solidarité urbaine, dotation nationale de péréquation.
Finances locales
Indice de prix des dépenses communales
Le « panier du Maire » est un indice spécifique qui mesure l'inflation constatée pour les communes. Son étude est désormais menée en partenariat entre l'AMF et la Banque Postale.
Elections
Élections municipales de 2014 : financement et communication
A l’approche des élections municipales de mars 2014, les communes, les EPCI et les candidats sont soumis à un certain nombre de restrictions selon un calendrier précis prévu par le code électoral. Les interdictions en matière de financement des campagnes électorales s’appliquent dès le 1er mars 2013, celles relatives à la communication, à compter du 1er septembre 2013. Cette note présente, en une vingtaine de pages, les règles en vigueur en période préélectorale.
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Dotation globale de fonctionnement 2013
Après la parution le 13 mai de la dernière circulaire de la DGCL sur les différentes composantes de la dotation globale de fonctionnement des communes et des EPCI, la note à télécharger regroupe dans un seul document l’ensemble des informations sur les modalités de répartition et de calcul de celles-ci pour 2013 : dotation forfaitaire, quote-part de la dotation d’aménagement destinée aux communes d’outre-mer, dotation de solidarité rurale, dotation de solidarité urbaine, dotation nationale de péréquation.
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