Edition du
15 Juillet 2010
Les députés votent en première lecture l'interdiction du voile intégral dans l'espace public
L'Assemblée nationale a adopté mardi, en première lecture, à une écrasante majorité (335 voix contre une), le projet de loi visant à interdire le port du voile intégral dans l'espace public.
Ce projet de loi compte sept articles. Le premier proclame que «nul ne peut, dans l'espace public, porter une tenue destinée à dissimuler son visage» tant en métropole qu'outre-mer. L’espace public comprend l'ensemble de la voie publique, mais aussi «les lieux ouverts au public» tels que les commerces, les transports, les parcs, les cafés... ou les lieux «affectés à un service public»: mairies, écoles, hôpitaux...
Comme le projet prévoit une période de médiation et de pédagogie, cette interdiction, si elle adoptée dans les mêmes termes par les sénateurs, en septembre, entrera en vigueur six mois après la promulgation de loi, soit au printemps 2011.
Toutefois, des dérogations sont prévues. Quand la tenue destinée à dissimuler le visage est «prescrite» ou «autorisée»par des dispositions législatives ou réglementaires (port d'un casque pour les conducteurs de deux roues, nécessité de préserver l'anonymat de l'intéressé dans un procès...), des raisons de santé (masques en cas d'épidémie, masques respiratoires, bandages, protections spécifiques contre les rayonnements solaires...), des motifs professionnels (travaux de soudure ou de désamiantage, agents des forces de l'ordre...), des pratiques sportives (escrime...), des fêtes (déguisements de carnaval, de père Noël), des manifestations artistiques (cinéma, théâtre, cirque) et manifestations traditionnelles (processions, notamment religieuses).
En ce qui concerne le port du voile intégral, les femmes qui seront concernées sont passibles d'une amende de 150 euros, à laquelle peut s'ajouter ou se substituer l'obligation d'accomplir un «stage de citoyenneté». Le stage rappellera les valeurs républicaines. Il est réalisé en groupe, à l'occasion de sessions collectives, continues ou discontinues.
Les forces de l'ordre ne pourront contraindre par la force une femme portant le niqab ou la burqa à retirer son voile. Elles dresseront un procès-verbal de constatation d'infraction transmis au Parquet. Si la contrevenante refuse le contrôle de son identité, les forces de l'ordre peuvent la retenir (quatre heures maximum) sur place ou dans un local de police pour vérifier son identité.
De plus, un nouveau délit de «dissimulation forcée du visage», puni d'un an d'emprisonnement et de 30.000 euros d'amende, est créé. Il vise toute personne obligeant sa compagne ou toute autre femme «par menace, violence ou contrainte, abus de pouvoir ou abus d'autorité» à porter le voile intégral. La peine sera doublée (deux ans de prison, 60.000 euros d'amende) lorsque la personne contrainte est mineure.
Le texte a été approuvé par toute la droite (UMP et NC) et quelques élus de gauche, tandis que la quasi-totalité de l'opposition (PS, PCF et Verts), tout en étant résolument opposée au port du niqab et de la burqa, a refusé de prendre part au vote.
Pour accéder au dossier législatif, utiliser le lien ci-dessous.
Ce projet de loi compte sept articles. Le premier proclame que «nul ne peut, dans l'espace public, porter une tenue destinée à dissimuler son visage» tant en métropole qu'outre-mer. L’espace public comprend l'ensemble de la voie publique, mais aussi «les lieux ouverts au public» tels que les commerces, les transports, les parcs, les cafés... ou les lieux «affectés à un service public»: mairies, écoles, hôpitaux...
Comme le projet prévoit une période de médiation et de pédagogie, cette interdiction, si elle adoptée dans les mêmes termes par les sénateurs, en septembre, entrera en vigueur six mois après la promulgation de loi, soit au printemps 2011.
Toutefois, des dérogations sont prévues. Quand la tenue destinée à dissimuler le visage est «prescrite» ou «autorisée»par des dispositions législatives ou réglementaires (port d'un casque pour les conducteurs de deux roues, nécessité de préserver l'anonymat de l'intéressé dans un procès...), des raisons de santé (masques en cas d'épidémie, masques respiratoires, bandages, protections spécifiques contre les rayonnements solaires...), des motifs professionnels (travaux de soudure ou de désamiantage, agents des forces de l'ordre...), des pratiques sportives (escrime...), des fêtes (déguisements de carnaval, de père Noël), des manifestations artistiques (cinéma, théâtre, cirque) et manifestations traditionnelles (processions, notamment religieuses).
En ce qui concerne le port du voile intégral, les femmes qui seront concernées sont passibles d'une amende de 150 euros, à laquelle peut s'ajouter ou se substituer l'obligation d'accomplir un «stage de citoyenneté». Le stage rappellera les valeurs républicaines. Il est réalisé en groupe, à l'occasion de sessions collectives, continues ou discontinues.
Les forces de l'ordre ne pourront contraindre par la force une femme portant le niqab ou la burqa à retirer son voile. Elles dresseront un procès-verbal de constatation d'infraction transmis au Parquet. Si la contrevenante refuse le contrôle de son identité, les forces de l'ordre peuvent la retenir (quatre heures maximum) sur place ou dans un local de police pour vérifier son identité.
De plus, un nouveau délit de «dissimulation forcée du visage», puni d'un an d'emprisonnement et de 30.000 euros d'amende, est créé. Il vise toute personne obligeant sa compagne ou toute autre femme «par menace, violence ou contrainte, abus de pouvoir ou abus d'autorité» à porter le voile intégral. La peine sera doublée (deux ans de prison, 60.000 euros d'amende) lorsque la personne contrainte est mineure.
Le texte a été approuvé par toute la droite (UMP et NC) et quelques élus de gauche, tandis que la quasi-totalité de l'opposition (PS, PCF et Verts), tout en étant résolument opposée au port du niqab et de la burqa, a refusé de prendre part au vote.
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Liens complémentaires :
www.assemblee-nationale.fr
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Les travaux de l'AMF
Finances locales
Dotation globale de fonctionnement 2013
Après la parution le 13 mai de la dernière circulaire de la DGCL sur les différentes composantes de la dotation globale de fonctionnement des communes et des EPCI, la note à télécharger regroupe dans un seul document l’ensemble des informations sur les modalités de répartition et de calcul de celles-ci pour 2013 : dotation forfaitaire, quote-part de la dotation d’aménagement destinée aux communes d’outre-mer, dotation de solidarité rurale, dotation de solidarité urbaine, dotation nationale de péréquation.
Finances locales
Indice de prix des dépenses communales
Le « panier du Maire » est un indice spécifique qui mesure l'inflation constatée pour les communes. Son étude est désormais menée en partenariat entre l'AMF et la Banque Postale.
Elections
Élections municipales de 2014 : financement et communication
A l’approche des élections municipales de mars 2014, les communes, les EPCI et les candidats sont soumis à un certain nombre de restrictions selon un calendrier précis prévu par le code électoral. Les interdictions en matière de financement des campagnes électorales s’appliquent dès le 1er mars 2013, celles relatives à la communication, à compter du 1er septembre 2013. Cette note présente, en une vingtaine de pages, les règles en vigueur en période préélectorale.
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