Édition du 30  septembre 2002


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Participation des étrangers extra-communautaires à un référendum local dans deux communes de Seine-Saint-Denis

Deux villes de Seine-Saint-Denis, Stains et l'Ile-Saint-Denis, ont fait participer dimanche les étrangers extra-communautaires de leurs communes à un référendum local, en infraction à la loi qui interdit le vote des ressortissants extérieurs à l'Union européenne. Déclarée illégale au mois de septembre par le tribunal administratif de Cergy (Val-d'Oise), l'organisation de ces consultations a été maintenue par Michel Beaumale (PCF), maire de Stains, et Michel Bourgain (Verts), maire de l'Ile-Saint-Denis. Des cartes d'électeurs valables le temps du référendum ont été envoyées aux étrangers de Stains et des attestations de vote distribuées à ceux de l'Ile-Saint-Denis. "C'est la première fois que je vote en France, je suis très contente", affirme à Stains Mangia Naggoudi, une Algérienne de 55 ans, en sortant d'un bureau de vote. Elle ajoute : "Je me sens concernée par ce qui se passe dans la ville, c'est donc important de voter". Au bureau numéro 1, Claude Agnoly, assesseur, est aux petits soins avec les étrangers qui viennent voter, qu'elle trouve "timides mais enthousiastes et fiers de s'exprimer". Au bureau de vote numéro 4, Mohamed Ghancy, un Marocain de 44 ans installé depuis 38 ans en France, est assesseur, une fonction qui suppose normalement la nationalité française. "C'est un grand honneur et une grande fierté de pouvoir m'exprimer pour la première fois", explique-t-il derrière l'urne, ravi de déclarer "a voté" après chaque passage d'un électeur. Pour lui, la participation des étrangers à un scrutin local, interdite par la loi, est "symbolique" et fait partie de son combat de "citoyen, pour que la prochaine fois, en espérant que la législation soit modifiée, on puisse réellement s'exprimer". Par sa présence au bureau de vote, Mohamed souhaite "ouvrir le débat" parce que "lorsqu'on s'exprime par le vote on n'est pas entendu de la même façon". Dans un café proche du bureau de vote numéro 1, on ne parlait que du référendum et du vote des étrangers, que soutient un consommateur, car "ils paient des impôts comme nous". Tandis qu'un autre s'emporte : "Il n'y a pas de raisons qu'ils votent, ils n'ont pas la nationalité française !" Passant au bureau de vote, le maire de Stains, Michel Beaumale, a affirmé qu'"associer le droit de vote local à la nationalité française c'était dépassé", ajoutant que "la citoyenneté doit être de résidence : toute personne qui vit dans une commune doit pouvoir participer à son fonctionnement". A 17h00, le taux de participation était pourtant faible, de 15,63% à Stains et de près de 20% à l'Ile-Saint-Denis. Les électeurs, étrangers extra-communautaires compris, devaient se prononcer sur l'adhésion de leur ville à la "Plaine commune", une communauté de communes de Seine-Saint-Denis regroupant déjà Saint-Denis, Aubervilliers, Pierrefitte, Villetaneuse et Epinay-sur-Seine. </scr
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